| Le président américain Donald Trump a affirmé vendredi qu’il comptait déclarer prochainement le détroit d’Ormuz « territoire des États-Unis », tout en assurant que Washington maintient son blocus sur cette voie maritime stratégique. Des affirmations fermement contestées par les autorités militaires iraniennes. |
Le président américain Donald Trump a de nouveau haussé le ton face à l’Iran. Vendredi, lors d’une intervention à la nouvelle académie de police du comté de Nassau, à Garden City, dans l’État de New York, il a déclaré son intention de faire du détroit d’Ormuz un « territoire des États-Unis » après, selon ses termes, avoir « fini de vaincre l’Iran ».
« Après avoir fini de vaincre l’Iran, qui est très lourdement battu, très bientôt, je déclarerai le détroit d’Ormuz territoire des États-Unis », a affirmé le président américain.
Washington revendique le contrôle du passage maritime
Donald Trump a également soutenu que le blocus américain imposé sur cette voie maritime stratégique restait pleinement en vigueur. Selon lui, aucun bâtiment ne pourrait désormais y circuler sans l’accord de Washington.
« Aucun navire ne passe à moins que nous ne le voulions », a-t-il déclaré.
Cette version est cependant catégoriquement rejetée par les responsables militaires iraniens. Jeudi, le commandement militaire central iranien avait qualifié les affirmations américaines sur le contrôle du détroit de « mensonges et affabulations sans fondement ».
Un trafic maritime fortement réduit
Malgré les tensions et les opérations militaires, des navires continuent de franchir le détroit d’Ormuz. Selon les données de Kpler, entreprise spécialisée dans l’analyse des matières premières et du transport maritime, citées par CNN, 3 371 navires avaient traversé cette voie maritime au 12 août, au cours des 166 jours écoulés depuis le début de la guerre.
Ce niveau de circulation représenterait environ 20 % des volumes de trafic enregistrés avant le conflit, illustrant l’impact considérable des hostilités sur cette route essentielle au commerce international.
Des négociations dans l’impasse
Les États-Unis et l’Iran avaient conclu en avril un cessez-le-feu négocié par le Pakistan. Un accord signé le 17 juin avait ensuite ouvert la voie à des négociations en vue de parvenir à un règlement définitif.
Les discussions se sont toutefois retrouvées dans l’impasse en raison de divergences portant notamment sur les garanties de sécurité et la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz.
Entre le 8 et le 24 juillet, les tensions militaires avaient de nouveau pris de l’ampleur. Les États-Unis avaient mené des frappes contre des cibles situées en Iran. Téhéran avait riposté en visant ce qu’il présentait comme des installations et équipements militaires américains dans plusieurs pays arabes, notamment en Jordanie, à Bahreïn et au Koweït.
Le détroit d’Ormuz au cœur du bras de fer
La nouvelle déclaration de Donald Trump intervient ainsi dans un contexte de fortes tensions entre Washington et Téhéran. Le détroit d’Ormuz demeure au centre de ce bras de fer en raison de son importance majeure pour l’approvisionnement énergétique et le commerce mondial.
Alors que Washington revendique une maîtrise accrue de cette voie maritime, Téhéran conteste ouvertement cette version. Les déclarations du président américain risquent désormais d’accentuer davantage les divergences autour du statut et de la liberté de navigation dans ce passage stratégique.
Réécriture effectuée exclusivement à partir du texte fourni, conformément à votre consigne de rester dans le même contexte sans ajout extérieur.
POUZE PATRICK