L'administration Trump renforce sa politique migratoire en augmentant le montant des cautions exigées pour certains demandeurs de visa. La Côte d'Ivoire figure parmi les pays concernés par cette mesure entrée en vigueur le 3 août.

 

Les États-Unis ont relevé le montant maximal de la caution pouvant être exigée avant la délivrance de certains visas. Désormais fixée à 20 000 dollars, contre 15 000 dollars auparavant, cette garantie financière peut être imposée aux ressortissants d'une cinquantaine de pays, dont 30 États africains, parmi lesquels la Côte d'Ivoire, le Sénégal, le Ghana, la République démocratique du Congo et l'Éthiopie.

 

Une caution pouvant atteindre 20 000 dollars

 

Selon un nouveau décret publié par le Département d'État américain, cette mesure est entrée en vigueur le lundi 3 août. Elle autorise les agents consulaires à exiger une caution comprise entre 10 000 et 20 000 dollars, alors que les montants précédents variaient entre 5 000 et 15 000 dollars.

 

Cette somme devra être versée avant la délivrance du visa lorsque les autorités estiment que le demandeur présente un risque élevé de dépassement de la durée de séjour autorisée.

 

Si le bénéficiaire respecte les conditions de son visa et quitte le territoire américain dans les délais impartis, la caution pourra lui être restituée. En revanche, en cas de dépassement de la durée de validité du visa, les autorités américaines pourront conserver définitivement les fonds versés.

Limiter les dépassements de séjour

Cette décision s'inscrit dans le cadre du programme de cautions instauré par Washington le 4 août 2005, qui confère aux agents consulaires un pouvoir discrétionnaire pour imposer une garantie financière aux ressortissants de pays affichant un taux élevé de dépassement de séjour.

 

Selon l'administration Trump, ce renforcement vise à lutter contre les personnes qui demeurent aux États-Unis après l'expiration de leur visa.

Une politique migratoire de plus en plus restrictive

 

Cette annonce intervient alors que Washington poursuit le durcissement de sa politique migratoire. Les 30 et 31 juillet, les États-Unis ont expulsé des dizaines de personnes vers quatre pays africains dans le cadre du programme d'expulsion vers des « pays tiers », selon des informations rapportées par l'Agence France-Presse (AFP).

 

Par ailleurs, le Département de la Sécurité intérieure a finalisé un projet de réforme visant à réduire la durée de validité de plusieurs catégories de visas. Le texte, publié le 17 juillet au registre fédéral et soumis au Congrès, prévoit notamment de limiter les visas étudiants (F) à quatre ans, les visas d'échanges culturels (J) ainsi que les visas journalistes (I) à huit mois. Jusqu'à présent, les visas étudiants étaient généralement accordés pour la durée du programme d'études, tandis que les visas destinés aux journalistes pouvaient atteindre cinq ans.

Des interdictions de visas maintenues

En parallèle de ces nouvelles exigences financières, les États-Unis maintiennent leur interdiction de délivrer des visas aux ressortissants de plusieurs pays. En Afrique, cette mesure concerne notamment le Burkina Faso, le Mali et la Somalie, toujours exclus de l'accès aux visas américains.