| Lors d'une allocution depuis la Maison-Blanche, Donald Trump a affirmé que plusieurs puissances étrangères, notamment la Chine et la Russie, disposent des moyens de compromettre les infrastructures électorales américaines, à quelques mois des élections de mi-mandat. |
À quatre mois des élections de mi-mandat prévues le 3 novembre 2026, le président américain Donald Trump a relancé le débat sur la sécurité électorale.
Lors d'une allocution télévisée depuis la Maison-Blanche, le jeudi 16 juillet, il a affirmé que plusieurs puissances étrangères, dont la Chine, la Russie, l'Iran et la Corée du Nord, ainsi que des groupes non étatiques, seraient en mesure de compromettre les infrastructures électorales des États-Unis.
De lourdes accusations contre Pékin
Donald Trump a particulièrement mis en cause la Chine. Selon lui, Pékin aurait mené, depuis l'élection présidentielle de 2020, ce qu'il qualifie de « plus grand compromis de données électorales de l'histoire », en obtenant les informations de 220 millions d'électeurs américains.
Le président affirme également que des renseignements bruts recueillis par le FBI en 2020 faisaient état d'une tentative de fabrication de bulletins de vote illégaux en faveur de Joe Biden. Toutefois, il n'a présenté aucun document public ni élément de preuve pour étayer ces accusations.
Des critiques contre le « Deep State »
Donald Trump a également accusé des responsables qu'il qualifie de membres de « l'État profond » d'avoir volontairement minimisé ou dissimulé les informations relatives à cette supposée ingérence chinoise. Il a évoqué l'existence d'une seconde série de documents, sans en préciser le contenu ni la provenance.
À l'heure de la publication de ces déclarations, aucune des personnes visées n'avait réagi.
Un discours à quatre mois des élections
Cette intervention intervient alors que les États-Unis se préparent aux élections de mi-mandat du 3 novembre 2026, qui permettront de renouveler les 435 sièges de la Chambre des représentants, 35 sièges du Sénat et 36 postes de gouverneur.
La campagne est déjà marquée par des affrontements politiques autour du redécoupage électoral dans plusieurs États, notamment la Caroline du Nord, le Texas et la Californie, ainsi que par des débats sur la sécurité et l'organisation du scrutin.
Quelques mois plus tôt, Donald Trump avait appelé les responsables républicains à renforcer leur influence sur l'organisation des élections dans certains États, une initiative contestée par plusieurs juristes, qui estiment qu'elle pourrait être contraire à la Constitution.
À ce stade, les autorités chinoises n'ont pas réagi publiquement aux accusations formulées par le président américain.