La contre-offensive de l’armée fédérale éthiopienne se poursuit dans le Tigré, où les combats avec les forces tigréennes auraient fait 52 nouvelles victimes civiles. La reprise des hostilités ravive les craintes d’un conflit de plus grande ampleur.

 

Les forces fédérales éthiopiennes poursuivent leur progression dans le Tigré. Après avoir repris lundi la ville d’Alamata, elles avancent désormais vers le nord et affrontent des combattants du Front populaire de libération du Tigré (TPLF) autour de Korem, située à une centaine de kilomètres au sud de Mekélé, la capitale régionale.

 

Ces nouveaux affrontements auraient causé la mort de 52 civils supplémentaires, alourdissant un bilan humain déjà préoccupant.

 

La reprise des combats intervient après une nouvelle flambée de violences qui fragilise l’accord de paix signé à Pretoria en 2022. Cet accord avait permis de mettre fin à deux années de guerre entre le gouvernement fédéral éthiopien et les forces tigréennes, dans un conflit particulièrement meurtrier.

 

Des inquiétudes sur une extension du conflit

 

La nouvelle escalade fait désormais craindre un élargissement des affrontements. Les violences ont gagné des zones voisines du Tigré, tandis que les déplacements de populations et les perturbations des communications aggravent les difficultés humanitaires.

 

Dans ce contexte tendu, les appels à la désescalade et à la reprise du dialogue se multiplient afin d’éviter une nouvelle détérioration de la situation dans la région.

 

La poursuite des combats met ainsi à rude épreuve les acquis de l’accord de Pretoria et ravive les inquiétudes quant aux conséquences humanitaires d’un éventuel conflit prolongé.

 

POUZE Patrick