| La cour d'assises d'appel de Paris a confirmé la condamnation d'Eugène Rwamucyo pour complicité de génocide et de crimes contre l'humanité, tout en l'acquittant des accusations de génocide et de crimes contre l'humanité. |
La cour d'assises d'appel de Paris a confirmé, dans la nuit du vendredi 17 au samedi 18 juillet, la peine de 27 ans de réclusion criminelle prononcée contre Eugène Rwamucyo, ancien médecin rwandais rejugé pour son implication dans le génocide des Tutsi au Rwanda en 1994.
Âgé de 67 ans, l'ancien enseignant de l'université de Butare a été reconnu coupable, comme en première instance en octobre 2024, de complicité de génocide, de participation à une entente en vue de la préparation du génocide, de complicité de crimes contre l'humanité ainsi que de participation à une entente en vue de la préparation de ces crimes.
Des accusations partiellement retenues
En revanche, la justice française l'a acquitté des chefs d'accusation de génocide et de crimes contre l'humanité.
Il lui était notamment reproché d'avoir relayé les appels des autorités hutu incitant la population à s'en prendre aux Tutsi, notamment lors d'un discours prononcé le 14 mai 1994 en présence de Jean Kambada, alors chef du gouvernement intérimaire. Il était également accusé d'avoir participé à l'enfouissement de victimes dans des fosses communes afin de faire disparaître les preuves du génocide.
Plus de 800 000 victimes
Selon les Nations unies, plus de 800 000 personnes, en majorité des membres de la minorité tutsi, ont été tuées lors du génocide de 1994, orchestré par des extrémistes hutu après l'assassinat du président Juvénal Habyarimana dans l'attentat contre son avion.
POUZE PATRICK