La France et l’Algérie affichent leur volonté d’ouvrir une nouvelle étape dans leurs relations judiciaires. En visite à Alger depuis dimanche, le ministre français de la Justice, Gérald Darmanin, a multiplié les déclarations en faveur d’un apaisement entre les deux pays.

Le garde des Sceaux a été reçu par son homologue algérien, Lotfi Boudjemaa, marquant ainsi la reprise concrète de la coopération judiciaire entre Paris et Alger.

Ce lundi, Gérald Darmanin a également eu un entretien de deux heures et demie avec le président algérien Abdelmadjid Tebboune. Les échanges ont notamment porté sur les moyens de restaurer les relations entre les deux États après plusieurs mois de crispations diplomatiques.

Le ministre français a indiqué avoir évoqué le dossier de Christophe Gleizes, journaliste sportif arrêté en Algérie dans le cadre d’un reportage puis condamné à sept ans de prison pour « apologie du terrorisme ».

Plusieurs autres sujets sensibles ont également été abordés, notamment la coopération judiciaire et pénitentiaire, la lutte contre la criminalité organisée, le dossier de la « DZ mafia » ainsi que l’affaire des biens mal acquis.

Pour rappel, les tensions entre les deux pays avaient éclaté à l’été 2024 après le soutien affiché par Paris au plan d’autonomie sous « souveraineté marocaine » concernant le Sahara occidental.

L’Algérie, qui soutient les indépendantistes du Front Polisario, avait alors décidé de rappeler immédiatement son ambassadeur en France.