Malgré une baisse des fermetures d’établissements scolaires, les violences s’intensifient dans plusieurs villes françaises, notamment à Créteil, Bordeaux et Lyon. Les lycéens poursuivent leur mobilisation pour réclamer de meilleures conditions d’apprentissage.

 

La mobilisation lycéenne se poursuit en France dans un climat de tensions croissantes. Au moins huit membres du personnel de l’Éducation nationale ont été blessés lundi 12 octobre 2026 en marge des rassemblements, selon un bilan communiqué par le ministère et rapporté par les médias français.

 

Si les fermetures d’établissements sont en recul, avec 96,5 % des établissements ouverts lundi, les autorités signalent une intensification des violences. Les incidents se concentrent principalement dans l’académie de Créteil, en région parisienne, ainsi qu’à Bordeaux et à Lyon.

 

Des violences signalées dans plusieurs villes

 

Le ministère de l’Éducation nationale constate une évolution contrastée de la situation : davantage d’établissements restent ouverts, mais les incidents continuent de perturber la vie scolaire et d’affecter les personnels.

 

Le bilan de huit blessés ne comprend pas le principal et l’enseignante touchés par des tirs de fusil de chasse dans un collège d’Aubagne, dans les Bouches-du-Rhône. Selon les informations communiquées, cet incident est distinct des mobilisations lycéennes.

 

Les élèves mobilisés réclament de meilleures conditions d’apprentissage, tandis que les autorités doivent faire face aux conséquences des violences signalées en marge du mouvement.

 

Mathilde Panot appelle à poursuivre la mobilisation

 

La présidente du groupe La France insoumise (LFI) à l’Assemblée nationale, Mathilde Panot, s’est rendue lundi matin devant le lycée Jean-Macé, à Vitry-sur-Seine, afin de rencontrer les élèves mobilisés.

 

Sur le réseau social X, elle a appelé à poursuivre le mouvement en annonçant une nouvelle journée de mobilisation pour le mardi 13 octobre : « Rendez-vous demain pour la journée nationale de mobilisation ».

 

Cette annonce laisse présager une nouvelle journée de rassemblements dans plusieurs établissements français. L’évolution du mouvement dépendra notamment de la participation des lycéens et de la capacité des autorités à contenir les violences tout en permettant le déroulement des activités scolaires.

 

POUZE Patrick