La France durcit les conditions d’admission des étudiants étrangers en relevant le niveau minimal de ressources exigé pour l’obtention d’un visa ou d’un titre de séjour pour études. La mesure est prévue par le décret n°2026-526, publié le 22 juin 2026.
Ce nouveau texte met fin au montant forfaitaire de 615 euros par mois jusqu’alors exigé. Désormais, les ressortissants de pays tiers devront justifier de ressources mensuelles équivalentes à 47 % du salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) brut.
Selon le gouvernement français, ce nouveau seuil sera révisé au moins une fois par an par arrêté et évoluera en fonction de l’inflation. Les autorités précisent que ce niveau correspond à environ 60 % du SMIC net, en cohérence avec la réglementation autorisant les étudiants étrangers à exercer une activité salariée dans la limite de 60 % de la durée annuelle légale du travail.
Avec un SMIC actuellement fixé à 1 867,02 euros bruts par mois, les candidats devront désormais justifier de ressources supérieures à 870 euros mensuels pour obtenir un visa de long séjour valant titre de séjour (VLS-TS) portant la mention « étudiant ».
Cette réforme s’inscrit dans le cadre du plan « Choose France for Higher Education », présenté par les autorités françaises afin de renforcer l’attractivité et le financement de l’enseignement supérieur.
Par ailleurs, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Philippe Baptiste, a annoncé qu’à compter de la rentrée universitaire 2026, les étudiants extracommunautaires devront également s’acquitter de droits d’inscription plus élevés dans les universités publiques.
Les frais annuels de licence passeront ainsi à 2 895 euros, contre 178 euros pour les étudiants français et ressortissants de l’Union européenne. En master, ils atteindront 3 941 euros, contre 254 euros actuellement.
Ces nouvelles dispositions marquent un changement important dans les conditions d’accueil des étudiants étrangers souhaitant poursuivre leurs études en France.
POUZE PATRICK