Le mouvement de mobilisation des lycéens se poursuit ce jeudi 1er octobre en France et gagne désormais les universités. Dix facultés sont bloquées, tandis que 356 lycées étaient concernés mercredi, sur fond de tensions et de renforcement des dispositifs de sécurité.


La mobilisation des lycéens prend de l’ampleur en France. Partie de plusieurs établissements de la banlieue parisienne il y a environ une semaine, elle s’étend désormais à plusieurs régions et touche également les universités. Selon un décompte de l’Union étudiante transmis jeudi, dix facultés sont actuellement bloquées.

 

Les établissements concernés sont notamment Lyon 2 et Lyon 3, l’université de Strasbourg sur son campus principal, Paul-Valéry à Montpellier, Aix-Marseille, ainsi que les universités de Nanterre, Poitiers et Gustave-Eiffel en Seine-et-Marne. À Paris, Paris Cité, sur le campus des Grands Moulins, et Paris 1 Panthéon-Sorbonne, sur le site de la Chapelle, sont également concernés.

 

Du côté des lycées, 356 établissements étaient touchés mercredi, contre 338 mardi à la même heure, selon le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez. Plusieurs actions de blocage se poursuivent ce jeudi.

 

625 interpellations et 83 membres des forces de l’ordre blessés

 

La journée de mercredi a été marquée par des tensions. Selon le bilan communiqué par Laurent Nuñez, 625 personnes ont été interpellées et 83 policiers et gendarmes ont été blessés.

 

Face à l’extension du mouvement, le gouvernement prévoit de mettre en place prochainement une « plateforme de concertation ». Celle-ci doit permettre aux lycéens de faire connaître leurs « inquiétudes » et leurs « revendications ».

 

Plusieurs établissements concernés en régions

 

En Île-de-France, le lycée Paul Éluard de Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis, est fermé ce jeudi. Le département fait partie des territoires où la mobilisation s’était intensifiée ces derniers jours avant de gagner progressivement d’autres régions.

 

En Ardèche, une demi-douzaine d’établissements sont également concernés, selon le préfet Benoît Trévisani. « On a commencé mardi, il y avait deux établissements. On en a un peu plus aujourd’hui », a-t-il indiqué.

 

Le préfet insiste sur la nécessité d’assurer la continuité du fonctionnement des lycées et la sécurité des élèves et des personnels. Il prévient également qu’il ne tolérera « aucune dégradation et aucune violence sur la voie publique ».

 

Dans le Calvados, la préfecture a annoncé le déploiement de drones ce jeudi pour surveiller d’éventuels débordements devant ou à proximité de certains établissements. Le dispositif, comprenant l’enregistrement et la transmission des images, doit fonctionner jusqu’à 19 heures à Caen, Hérouville-Saint-Clair et Mondeville. Le CIFAC, Centre interprofessionnel de formation de l’artisanat du Calvados, est également concerné.

 

Alors que la mobilisation gagne les campus universitaires, les autorités renforcent donc les dispositifs de sécurité dans plusieurs départements, tandis que le gouvernement prépare une plateforme de concertation avec les lycéens.