Après les incendies de bâtiments publics et les pillages de commerces survenus en marge des manifestations contre la vie chère, l’Association des maires de France appelle les élus locaux à se mobiliser ce lundi pour défendre les institutions et les libertés publiques.

 

L’Association des maires de France et des présidents d’intercommunalité (AMF) a condamné fermement les violences survenues samedi en France, en marge d’une mobilisation nationale contre la vie chère. Dans un communiqué, l’organisation appelle les maires et les conseils municipaux à se rassembler devant les mairies ce lundi à partir de midi, ou à un autre moment de la journée, afin de dénoncer les agressions et les actes de vandalisme.

 

L’appel est également ouvert à « l’ensemble des forces vives qui le souhaitent », précise l’association, qui entend mobiliser au-delà des seuls élus locaux.

 

L’AMF dénonce des attaques contre les libertés publiques

 

Pour l’AMF, les incendies de mairies et de bâtiments publics, ainsi que les pillages de commerces, dépassent le cadre de simples dégradations matérielles. L’organisation estime que ces actes portent atteinte aux institutions, mais aussi aux libertés publiques de l’ensemble des Français.

 

Elle « condamne totalement ces agressions et ce vandalisme, dont la violence franchit un seuil inacceptable, à l’occasion de manifestations qui, elles, ont respecté l’ordre public », indique le communiqué.

 

L’association exprime par ailleurs sa solidarité envers les maires, leurs équipes, les habitants et les commerçants des communes touchées. Elle cite notamment Limoges, Marseille, Lille, Bordeaux, Calais et Grenoble, parmi les villes concernées.

 

Un appel à rétablir l’ordre

 

Face à ces violences, l’AMF souligne que les attaques contre les bâtiments publics et les commerces représentent, selon elle, « un vrai risque pour toute la Nation ».

 

Elle salue également l’action des forces de l’ordre et des personnels des services de secours mobilisés pour gérer les événements. Pour l’organisation, la priorité est désormais au rétablissement de l’ordre, condition qu’elle juge nécessaire au respect des libertés publiques.

 

Une mobilisation nationale contre la vie chère

 

Cette réaction intervient après une journée de manifestations organisée samedi autour de revendications liées au pouvoir d’achat, à la hausse des prix des carburants et de l’énergie, à la situation des services publics et, plus largement, à la politique du gouvernement.

 

Selon le ministère français de l’Intérieur, environ 550 000 personnes ont participé à cette mobilisation. Les organisateurs avancent, pour leur part, le chiffre de 800 000 manifestants.

 

À six mois de l’élection présidentielle, cette mobilisation s’inscrit dans un contexte de contestation sociale marqué par les préoccupations liées au coût de la vie et par les critiques adressées au gouvernement.

 

Avec son appel à des rassemblements devant les mairies, l’AMF entend ainsi marquer son opposition aux violences et rappeler la place des institutions locales dans la défense des libertés publiques.

 

POUZE Patrick