| L'artiste de RnB de 29 ans est visé par plusieurs plaintes, dont trois pour viol conjugal et une pour violences. Une cinquième femme s'est également manifestée. Il conteste l'ensemble des accusations. |
Le chanteur franco-malgache Tsew the Kid, figure montante du RnB parisien révélée en 2019 avec le titre Wouna, a été mis en examen en janvier à Paris pour viols conjugaux sur trois femmes et violences sur une quatrième, selon des informations obtenues par l'AFP auprès d'une source proche du dossier. Une cinquième plainte a, depuis, été déposée.
Âgé de 29 ans, l'artiste, de son vrai nom Tsiry Ralaiarisedy, conteste l'ensemble des faits qui lui sont reprochés. Placé sous contrôle judiciaire, il demeure présumé innocent et poursuit son activité musicale, comme en témoigne la sortie de son titre Laisse-moi t'aimer en juin dernier.
Plusieurs plaintes portant sur des faits entre 2020 et 2024
D'après les éléments de l'enquête, les différentes plaignantes dénoncent des faits qui se seraient produits entre 2020 et 2024.
L'une d'elles affirme avoir subi, en décembre 2023, une pénétration anale avec un objet alors qu'elle se trouvait sous l'emprise de la salvia, une plante hallucinogène. Lors de son audition, le chanteur aurait expliqué qu'il veillait sur la jeune femme « en tant que gardien sobre et bienveillant », selon les sources judiciaires.
Une autre plaignante, âgée de 18 ans au moment des faits en 2020, l'accuse de rapports sexuels non consentis. Les enquêteurs s'appuient notamment sur une lettre rédigée par l'artiste après leur séparation, dans laquelle il écrit : « Je t'ai trahie, j'ai abusé de ta confiance (...) le premier rapport qu'on a eu, je me rends compte maintenant, qu'il n'était pas consenti. » Lors de son audition, Tsew the Kid a toutefois assuré avoir été « sûr à 100 % » du consentement.
Une troisième femme dénonce un viol avec violences survenu en août 2024. Une quatrième accuse le chanteur de violences, évoquant notamment deux tentatives d'étranglement. Elle s'est vu prescrire trente jours d'interruption totale de travail en raison d'un stress post-traumatique.
Les parties maintiennent leurs positions
L'avocat de l'artiste, Me Jean-Eloi de Brunhoff, appelle à la prudence et affirme que son client conteste catégoriquement les accusations. Selon lui, les relations évoquées relevaient de relations sentimentales et « tous les rapports ont toujours été consentis », ajoutant que son client n'a jamais exercé de violences et reste à la disposition de la justice.
De leur côté, les avocates des parties civiles estiment que la multiplication des témoignages met en évidence, selon elles, un mécanisme d'emprise exercé sur des femmes particulièrement vulnérables.
L'instruction judiciaire se poursuit devant la justice française afin de faire toute la lumière sur cette affaire.
TALLEB DE LA