Le président gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema, a demandé à Airtel Gabon et Canal+ Gabon de lancer rapidement la construction de leurs sièges sur les terrains mis à leur disposition par l’État. Faute d’avancées concrètes, les deux entreprises pourraient s’exposer à des sanctions.

 


Lors d’une visite de terrain effectuée le 10 septembre 2026 à Libreville, le président de la République gabonaise, Brice Clotaire Oligui Nguema, a haussé le ton à l’endroit des responsables d’Airtel Gabon et de Canal+ Gabon.

 

Le chef de l’État leur reproche de ne pas avoir encore engagé de travaux visibles sur les parcelles accordées par l’État pour accueillir leurs sièges respectifs. Face aux représentants des deux entreprises, il a réclamé des réalisations concrètes, estimant que les maquettes et les promesses ne suffisent plus.

 

Selon plusieurs médias gabonais, le président a demandé aux deux groupes de construire des bâtiments à la hauteur de leur importance économique et de leur présence dans le pays. Il a également souligné que ces entreprises disposent de sièges dans d’autres pays africains, alors qu’elles continuent d’occuper des locaux loués au Gabon.

 

Brice Clotaire Oligui Nguema aurait fixé comme échéance la prochaine Fête de la Libération, prévue le 30 août 2027, pour constater l’aboutissement de ces projets.

 

Les conséquences précises d’un éventuel non-respect de cette exigence restent toutefois à clarifier. Certains médias évoquent un possible retrait des terrains, tandis que d’autres parlent d’un réexamen des avantages accordés ou d’une menace visant la poursuite de leurs activités dans le pays.

 

Cette sortie du président gabonais traduit sa volonté d’amener les grandes entreprises présentes au Gabon à renforcer leurs investissements et leur ancrage dans l’économie nationale.

 

Airtel Gabon et Canal+ Gabon n’ont pas encore officiellement réagi à cet avertissement présidentiel.