Face aux vols de câbles en cuivre et aux actes de sabotage qui perturbent plusieurs infrastructures stratégiques, le gouvernement gabonais a ouvert une enquête et ordonné un renforcement des contrôles douaniers sur les cargaisons de métaux destinées à l’exportation.

 

Le gouvernement gabonais a annoncé, le 25 août 2026, l’ouverture d’une enquête sur les vols de câbles en cuivre et les actes de sabotage qui affectent notamment le réseau internet. Dans le même temps, les autorités ont décidé de renforcer immédiatement les contrôles douaniers sur les conteneurs destinés à l’exportation afin de lutter contre ce trafic.

 

Les mesures prises visent à freiner l’écoulement de câbles volés et à protéger des infrastructures stratégiques du pays, alors que les perturbations signalées concernent également les réseaux électriques et ferroviaires.

 

Les entreprises impliquées menacées de poursuites

 

Le gouvernement a également mis en garde les entreprises susceptibles de participer à l’achat ou à la revente de câbles obtenus frauduleusement.

 

Les opérateurs économiques impliqués dans ces circuits de recel s’exposent à des poursuites judiciaires, ont prévenu les autorités.

 

Le 26 août, Hermann Immongault a réuni à Libreville les opérateurs du secteur du recyclage des métaux, en présence du ministre de l’Économie, Thierry Minko, et du directeur général des Douanes.

 

Cette rencontre a notamment permis aux autorités de rappeler aux professionnels les mesures de durcissement annoncées la veille.

 

Les contrôles douaniers renforcés

 

Les services douaniers ont reçu pour instruction d’intensifier les contrôles sur les cargaisons de métaux ainsi que sur les conteneurs destinés à quitter le territoire gabonais.

 

L’objectif est notamment d’empêcher l’exportation de câbles issus de vols et de réduire les possibilités d’écoulement de ces matériaux hors du pays.

 

Plusieurs infrastructures stratégiques touchées

 

Les actes de sabotage au cœur de cette affaire ne concernent pas uniquement les télécommunications. Les réseaux électriques et ferroviaires sont également touchés.

 

À travers l’enquête et le renforcement des contrôles aux frontières, Libreville entend ainsi s’attaquer aux circuits qui alimentent le trafic de câbles et limiter les perturbations occasionnées sur les infrastructures stratégiques du pays.

 

TALLEB DE LA