Plus de 20 000 enfants palestiniens ont perdu la vie et plus de 44 000 autres ont été blessés dans les territoires palestiniens occupés depuis le déclenchement de la guerre à Gaza en octobre 2023. C’est ce qu’a déclaré mercredi Srinivasan Muralidhar lors d’un point de presse organisé à Genève.
Le président de la commission d’enquête internationale indépendante des Nations unies sur le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et Israël, a présenté les conclusions des investigations menées par l’instance onusienne sur les conséquences du conflit pour les populations civiles, en particulier les enfants.
Selon lui, la commission a recueilli ce qu’elle qualifie de « preuves incontestables » concernant des cas présumés de meurtres délibérés d’enfants palestiniens, ainsi que des allégations de torture, de traitements inhumains ou dégradants et de violences sexuelles ou fondées sur le genre visant des mineurs.
L’enquête a également mis en lumière la destruction de nombreuses infrastructures essentielles à la protection et au bien-être des enfants. Parmi les structures touchées figurent des établissements de santé, des écoles, des centres d’accueil ainsi que des orphelinats.
« Nous avons observé un schéma systématique de meurtres et d’atteintes aux droits des enfants entre le 7 octobre 2023 et le cessez-le-feu d’octobre 2025 », a affirmé Srinivasan Muralidhar.
D’après les données présentées par la commission, les enfants représenteraient près de 30 % des victimes tuées dans les territoires palestiniens occupés au cours de cette période.
Le responsable onusien a également estimé que les violations des droits des enfants continuent de susciter de vives préoccupations dans le contexte du conflit.
Aucune réaction officielle immédiate des autorités israéliennes aux conclusions de la commission n’a été rapportée lors de cette présentation à Genève.
POUZE PATRICK