Le gouvernement ghanéen propose de modifier la Constitution afin de prolonger le mandat présidentiel de quatre à cinq ans et d'abaisser à 35 ans l'âge minimum pour se présenter à l'élection présidentielle. Une réforme qui suscite un vif débat au sein de la classe politique et de la société civile.

 

Le gouvernement du Ghana a lancé une nouvelle étape de son processus de réforme constitutionnelle avec deux propositions majeures : porter le mandat présidentiel de quatre à cinq ans et fixer à 35 ans l'âge minimum pour briguer la magistrature suprême.

Selon les autorités, un mandat de cinq ans permettrait au président de disposer de davantage de temps pour mettre en œuvre son programme avant l'ouverture de la campagne électorale suivante.

Une réforme qui divise

En discussion depuis quatorze ans, cette réforme continue toutefois de susciter de nombreuses réactions. Certains opposants soupçonnent le président John Mahama de chercher à prolonger son maintien au pouvoir.

Une interprétation rejetée par Kobi Annan, acteur du processus de révision constitutionnelle. Selon lui, les différentes procédures juridiques et institutionnelles rendent peu probable l'entrée en vigueur de ces changements avant la fin du mandat actuel.

Des priorités contestées

Au-delà du débat sur le mandat présidentiel, plusieurs observateurs estiment que le gouvernement devrait concentrer ses efforts sur d'autres réformes jugées plus urgentes.

C'est notamment l'avis de Franklin Cudjoe, président du think tank Imani Africa, qui considère que l'amélioration de la gouvernance des finances publiques devrait constituer une priorité.

Les projets de loi devraient être finalisés d'ici octobre. Les dispositions nécessitant une révision de la Constitution seront ensuite soumises à référendum, probablement à l'occasion des élections locales prévues en 2027.