La junte au pouvoir estime que les conditions de sécurité ne sont pas réunies pour permettre à l’ancien président, exilé au Maroc, de rentrer au pays avant la présidentielle du 6 décembre.
La junte militaire en Guinée-Bissau a annoncé jeudi qu’Umaro Sissoco Embaló ne pouvait pas rentrer dans le pays pour le moment, invoquant des raisons de sécurité nationale et de préservation de l’ordre public.
L’ancien président avait annoncé en début de semaine son intention de rentrer en Guinée-Bissau et de se présenter à la prochaine élection présidentielle, prévue le 6 décembre. Des militants avaient également annoncé son retour pour dimanche.
Le haut commandement militaire affirme avoir pris cette décision après une analyse de la situation nationale et du contexte sécuritaire.
La junte dirigée par le général Horta N’Tam maintient pour l’heure la tenue des élections présidentielle et législatives le 6 décembre. Selon la charte de transition, le général N’Tam ne peut pas se présenter à la présidentielle.
La Guinée-Bissau reste marquée par une forte instabilité politique. En novembre 2025, l’armée avait renversé Umaro Sissoco Embaló quelques jours après l’élection présidentielle et suspendu le processus électoral.
Depuis son indépendance du Portugal en 1974, le pays a connu plusieurs coups d’État et tentatives de putsch.