Le gouvernement de la Guinée équatoriale a présenté sa démission collective au président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo. Cette décision fait suite à une évaluation de l’action gouvernementale dont les résultats ont été jugés largement en deçà des attentes par les autorités du pays.
Le Premier ministre Manuel Osa Nsue Nsua ainsi que l’ensemble des membres de son gouvernement ont officiellement quitté leurs fonctions le mardi 16 juin 2026. L’annonce a été faite par le vice-président Teodoro Nguema Obiang Mangue, qui a indiqué que seulement « 10 % des objectifs » assignés à l’exécutif auraient été atteints.
Selon les autorités, cette décision découle d’un examen approfondi des performances gouvernementales. Dans une déclaration, le Parti démocratique de Guinée équatoriale (PDGE), formation politique au pouvoir, a reconnu certains progrès enregistrés dans les secteurs des infrastructures, de l’administration publique et des services sociaux.
Toutefois, le parti estime que ces résultats restent insuffisants au regard des engagements pris et des attentes de la population. Le PDGE a également pointé du doigt des difficultés persistantes liées à la corruption ainsi qu’un manque d’efficacité dans la mise en œuvre des réformes destinées à moderniser l’économie nationale.
Depuis plusieurs mois, le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo multipliait les critiques à l’encontre de certaines pratiques au sein de l’administration publique. Le chef de l’État considère notamment la corruption comme un obstacle majeur aux efforts engagés pour diversifier l’économie et réduire la forte dépendance du pays aux revenus pétroliers.
À ce jour, aucune information n’a encore été communiquée concernant la composition d’une future équipe gouvernementale. Les regards restent donc tournés vers la présidence, dans l’attente des prochaines décisions qui devraient définir les nouvelles orientations de l’exécutif.
Cette démission collective marque une étape importante dans la vie politique équato-guinéenne. Elle intervient dans un contexte où les autorités affichent leur volonté d’accélérer les réformes économiques et administratives afin de répondre aux défis du développement et de la gouvernance du pays.
POUZE PATRICK