| Six corps non identifiés ont été découverts, le 24 août 2026, dans une fosse commune à Sabakhouré, dans la préfecture de Forécariah. Alors que le parquet a ouvert une enquête, des organisations guinéennes réclament des investigations indépendantes, notamment des autopsies et des analyses ADN. |
Une découverte macabre suscite des interrogations en Guinée. Six corps non identifiés ont été retrouvés, lundi 24 août 2026, dans une fosse commune à Sabakhouré, dans la sous-préfecture d’Allassoyah, préfecture de Forécariah.
Les victimes, toutes de sexe masculin, auraient été retrouvées les yeux bandés et les mains liées. À ce stade, leur identité n’a pas encore été officiellement établie.
Après la découverte, les autorités locales ainsi que le procureur de la République se sont rendus sur les lieux. Les dépouilles ont ensuite été transférées à l’hôpital préfectoral de Forécariah pour les besoins de l’identification et de l’enquête.
TLP-Guinée réclame une enquête indépendante
Face aux circonstances entourant la découverte des corps, TLP-Guinée demande l’ouverture d’une enquête « indépendante, transparente et crédible ».
Le collectif souhaite notamment que les investigations bénéficient de l’appui d’experts légistes nationaux et internationaux. Il appelle également à un suivi du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme ainsi que des organisations de défense des droits humains.
L’objectif affiché est de faire toute la lumière sur l’identité des victimes et les circonstances de leur mort.
Les avocats du FNDC demandent des analyses ADN
De leur côté, les avocats du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) réclament des autopsies indépendantes sur les six corps.
Ils demandent également que des comparaisons ADN soient effectuées afin de permettre leur identification.
Pour l’heure, aucune identité n’a été officiellement attribuée aux six hommes retrouvés dans la fosse commune. L’enquête ouverte par le parquet devra désormais tenter d’établir qui étaient les victimes et dans quelles circonstances elles ont trouvé la mort.
POUZE Patrick