Un violent incendie survenu dans un hôtel de New Delhi a fait au moins 21 morts, parmi lesquels 18 ressortissants africains venus en Inde pour bénéficier de soins médicaux. Le drame s’est produit dans un quartier de la capitale réputé pour la concentration de ses établissements de santé et pour l’accueil de nombreux patients étrangers.
Selon les premières informations communiquées par les autorités, le sinistre s’est déclaré dans l’établissement dénommé Flourish Stay. Les secours ont été rapidement mobilisés, mais plusieurs occupants n’ont pas pu être évacués à temps.
Les premières conclusions de l’enquête révèlent de graves irrégularités en matière de sécurité. Les autorités ont notamment constaté que l’hôtel ne disposait pas d’un certificat de sécurité incendie valide. Elles ont également relevé que l’établissement exploitait 25 chambres alors que son autorisation officielle ne portait que sur six chambres.
Cette catastrophe a suscité une vive émotion en Inde et dans plusieurs pays africains dont étaient originaires les victimes. Parmi les personnes décédées figurent notamment des ressortissants du Nigeria, du Mozambique et du Liberia.
Face à l’ampleur du drame, les autorités locales ont promis un renforcement des contrôles dans les établissements recevant du public. Les responsables de l’administration de Delhi ont assuré que des mesures seraient prises afin d’améliorer le respect des normes de sécurité et de prévenir de nouvelles tragédies.
Parallèlement, le gouvernement indien a engagé une coordination avec les représentations diplomatiques concernées afin d’apporter une assistance aux familles des victimes. Le ministère indien des Affaires étrangères a indiqué suivre l’évolution de la situation et faciliter les démarches administratives et médicales nécessaires.
L’Inde demeure l’une des destinations les plus prisées au monde pour le tourisme médical. Chaque année, près de deux millions de patients étrangers s’y rendent pour bénéficier de soins spécialisés. Les visiteurs africains représentent une part importante de cette clientèle internationale, avec entre 150 000 et 200 000 patients accueillis annuellement.
Ce drame relance le débat sur le respect des normes de sécurité dans les structures d’hébergement fréquentées par les patients étrangers. Les résultats définitifs de l’enquête devraient permettre d’établir les responsabilités et d’orienter les futures mesures de prévention annoncées par les autorités indiennes.