| Pays sans accès direct à la mer, le Burkina Faso envisage de renforcer sa connectivité Internet internationale en s’appuyant sur les infrastructures disponibles au Nigeria. L’objectif est de diversifier ses routes vers les câbles sous-marins et de limiter les risques liés à la dépendance à un nombre restreint de liaisons. |
Le Burkina Faso veut diversifier ses voies d’accès à Internet international. Les autorités burkinabè envisagent pour cela de s’appuyer sur le Nigeria, pays disposant d’un accès direct à plusieurs câbles sous-marins reliant l’Afrique de l’Ouest au reste du monde. Le projet a été présenté dans un compte rendu publié dimanche 16 août 2026.
Diversifier les routes d’accès à Internet
En raison de son enclavement géographique, le Burkina Faso ne dispose pas d’un accès direct aux câbles sous-marins. Le pays doit donc transiter par les infrastructures de télécommunications de pays voisins pour accéder aux réseaux internationaux.
Le rapprochement envisagé avec le Nigeria vise à renforcer et à diversifier ces voies d’accès. La multiplication des itinéraires permettrait notamment de réduire la vulnérabilité du réseau burkinabè en cas de panne, de saturation ou d’incident affectant une liaison existante.
Cette diversification pourrait ainsi contribuer à améliorer la continuité et la stabilité de la connectivité Internet internationale du pays.
Des besoins numériques en progression
Cette initiative intervient dans un contexte marqué par l’accélération des usages numériques en Afrique. Le développement des services financiers numériques, de l’administration en ligne, de l’enseignement à distance et des activités des entreprises entraîne une hausse des besoins en capacités Internet.
Pour le Burkina Faso, disposer de plusieurs routes vers les infrastructures internationales constitue donc un enjeu pour accompagner cette évolution et réduire les risques d'interruption.
Un projet encore à concrétiser
À ce stade, l’initiative ne correspond toutefois pas encore à la mise en service effective d’une nouvelle liaison.
Les informations disponibles ne précisent ni le coût de l’opération, ni son calendrier de réalisation, ni les infrastructures qui seront mobilisées au Burkina Faso et au Nigeria.
Les modalités techniques, financières et institutionnelles de la coopération devront donc être définies avant la concrétisation du projet.
En cherchant une nouvelle voie d’accès aux câbles sous-marins via le Nigeria, le Burkina Faso entend renforcer la résilience de sa connectivité internationale et réduire sa dépendance aux routes de transit actuellement utilisées. La concrétisation de cette ambition dépendra désormais des accords et infrastructures qui permettront de relier effectivement les deux pays.
POUZE Patrick