Les Forces de mobilisation populaire affirment que leurs bases ont été visées dans sept provinces irakiennes. Washington et Riyad assurent avoir ciblé des groupes alignés sur l'Iran en réponse à des attaques contre leurs intérêts.

 

Au moins 20 membres des Forces de mobilisation populaire (FMP) ont été tués et 32 autres blessés lors de frappes aériennes menées dans la nuit de mardi à mercredi par les États-Unis et l'Arabie saoudite, selon un communiqué du groupe relayé par l'Agence de presse irakienne (INA).

 

Les FMP indiquent que les bombardements ont visé leurs quartiers généraux dans les provinces de Bagdad, Ouassit, Ninive, Bassora, Kirkouk, Kerbala et Diyala. Les frappes auraient causé d'importants dégâts aux installations militaires, aux véhicules et aux équipements du groupe.

 

Des évaluations toujours en cours

 

Les Forces de mobilisation populaire précisent que des commissions spécialisées ont été déployées sur les différents sites afin d'évaluer l'ampleur des destructions provoquées par les frappes.

 

Washington et Riyad justifient leur intervention

 

Ces frappes interviennent après une annonce du Commandement central des États-Unis (CENTCOM), qui affirme que les forces américaines et saoudiennes ont mené une opération conjointe de précision contre des cibles de groupes alignés sur l'Iran en Irak.

 

Selon le CENTCOM, cette intervention visait des sites liés à des attaques dirigées contre les forces américaines ainsi que contre les infrastructures énergétiques saoudiennes.

De son côté, l'Arabie saoudite affirme avoir agi en légitime défense, à la suite d'attaques menées depuis le territoire irakien contre ses installations pétrolières. Riyad invoque l'article 51 de la Charte des Nations unies et prévient qu'il mènera de nouvelles opérations militaires si des groupes soutenus par l'Iran poursuivent leurs attaques contre le Royaume.

 

TALLEB DE LA