Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a défendu lundi la poursuite des négociations avec les États-Unis, dans un contexte de fortes pressions économiques et de difficultés liées aux exportations pétrolières.

Selon l’agence iranienne semi-officielle ISNA, le chef de l’État a reconnu que l’Iran traversait une situation délicate. « Nous ne pouvons pas exporter du pétrole facilement », a-t-il déclaré, évoquant les obstacles qui pèsent sur l’économie du pays.

Face aux critiques des opposants au dialogue avec Washington, Massoud Pezeshkian a appelé au réalisme. « Si nous ne négocions pas, que devons-nous faire ? Nous battre indéfiniment ? », a-t-il lancé, tout en assurant que les pourparlers se poursuivraient « avec dignité » et dans le respect des droits du peuple iranien.

Le président iranien a également reconnu des difficultés internes, notamment dans le recouvrement des impôts, les activités des entreprises ainsi que dans plusieurs secteurs stratégiques touchés par les tensions récentes.

Sur le réseau social X, Massoud Pezeshkian a toutefois tenu à préciser que négocier ne signifiait pas capituler. Selon lui, la République islamique d’Iran entend défendre ses intérêts, sa dignité et les droits légitimes de la nation.

De son côté, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei, a indiqué que les discussions avec les États-Unis se poursuivaient sous médiation pakistanaise.

Ces déclarations interviennent dans un contexte régional tendu, marqué par des frappes américaines et israéliennes contre l’Iran en février, suivies de ripostes iraniennes et de la fermeture du détroit d’Ormuz. Un cessez-le-feu est entré en vigueur le 8 avril grâce à la médiation du Pakistan, sans toutefois déboucher, à ce stade, sur un accord durable.