| Washington a intensifié sa campagne militaire contre l'Iran, tandis que les efforts diplomatiques pour rétablir un cessez-le-feu restent au point mort. L'escalade continue d'alimenter les tensions dans le détroit d'Ormuz et de faire grimper les prix de l'énergie. |
Les États-Unis ont mené, tôt mercredi, une onzième nuit consécutive de frappes aériennes contre l'Iran, visant notamment des hangars d'avions et des sites de stockage de drones, a annoncé le Commandement central américain. Cette nouvelle offensive intervient alors que les tentatives de médiation pour rétablir un cessez-le-feu demeurent sans résultat.
Washington durcit le ton
Cette série de frappes fait suite aux déclarations du président américain Donald Trump, qui avait laissé entendre que les opérations militaires allaient s'intensifier. Depuis la Maison Blanche, il a également affiché son scepticisme quant à une reprise des négociations, affirmant que les États-Unis n'avaient « aucun intérêt à se rencontrer » avec les autorités iraniennes.
Le chef de l'État américain a aussi évoqué la possibilité de nouvelles frappes à proximité de l'un des principaux sites d'enrichissement d'uranium de l'Iran.
La diplomatie dans l'impasse
Avant cette nouvelle offensive, le ministre iranien de l'Intérieur, Eskandar Momeni, s'était rendu au Pakistan, qui tente de jouer un rôle de médiateur dans le conflit. Toutefois, aucune avancée n'a été annoncée, alors que les affrontements se concentrent désormais autour du détroit d'Ormuz, un passage stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures.
Une escalade aux conséquences mondiales
Malgré les frappes américaines, l'Iran conserve son influence sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit près d'un cinquième des exportations mondiales de pétrole brut et de gaz naturel.
Parallèlement, Téhéran poursuit ses attaques contre des intérêts américains et leurs alliés dans la région. Des sirènes d'alerte ont notamment retenti à Bahreïn et au Koweït après des tirs de projectiles.
Cette montée des tensions a également des répercussions sur les marchés énergétiques. Le prix du pétrole brut dépasse désormais 92 dollars le baril, tandis que le coût moyen de l'essence aux États-Unis a atteint 4 dollars le gallon.
POUZE PATRICK