| Les mesures israéliennes concernent les pilotes et les membres du personnel de cabine possédant la nationalité de pays sans relations diplomatiques officielles avec Israël. Les compagnies aériennes qui ne les respectent pas risquent de perdre leur autorisation d’accès à l’espace aérien israélien. |
Au moins dix pays africains sont concernés par de nouvelles restrictions israéliennes visant les équipages des compagnies aériennes étrangères opérant des vols à destination et en provenance d’Israël. Selon une note interne de United Airlines rapportée par la publication spécialisée Live and Let’s Fly, les mesures touchent notamment des ressortissants du Mali, de l’Algérie, du Niger et de la Tunisie.
La liste comprend également les Comores, Djibouti, la Libye, la Mauritanie, la Somalie et le Soudan. Ces restrictions s’appliquent aux pilotes et aux membres du personnel de cabine possédant la nationalité, y compris la double nationalité, de pays qui n’entretiennent pas de relations diplomatiques officielles avec Israël.
Une mesure liée au renforcement de la sécurité aérienne
Publiées par le ministère israélien des Transports le 7 octobre 2026, ces mesures interviennent après un incident survenu le 30 septembre à bord d’un vol de la compagnie FlyDubai à destination de Tel-Aviv.
Selon les informations rapportées, un copilote omanais aurait agressé le commandant de bord et tenté de prendre le contrôle de l’appareil. L’avion aurait finalement atterri sans encombre en Arabie saoudite après l’intervention de passagers.
À la suite de cet événement, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a ordonné un réexamen des dispositifs de sécurité applicables aux vols internationaux.
Son cabinet a indiqué qu’il avait chargé Shmuel Ben Ezra, présenté comme le chef du Conseil national de sécurité, de désigner un enquêteur pour examiner en profondeur les différents aspects de la sécurité de l’aviation civile étrangère à destination d’Israël.
Des sanctions possibles contre les compagnies aériennes
Les nouvelles dispositions imposent aux compagnies aériennes étrangères de se conformer aux restrictions concernant les nationalités de leurs équipages. En cas de non-respect, elles s’exposent à une suspension immédiate ou au retrait de leur autorisation d’entrer dans l’espace aérien israélien.
Ces mesures pourraient avoir des conséquences sur la composition des équipages et l’organisation de certaines liaisons internationales desservant Israël.
Pour les dix pays africains concernés, la portée concrète de ces restrictions dépendra notamment de leur application par les transporteurs et de la présence de ressortissants de ces pays au sein des équipages affectés aux vols concernés.
Cette décision intervient dans un contexte où les autorités israéliennes affichent leur volonté de renforcer les contrôles de sécurité dans l’aviation civile internationale. Les modalités précises de mise en œuvre des restrictions devront toutefois être appréciées à partir des directives officielles et des informations communiquées par les compagnies aériennes.
TALLEB DE LA