Une enquête a été ouverte après le décès d'Abderrahim Fakir, un homme de 42 ans d'origine marocaine, survenu lors d'une intervention policière à Bologne. La diffusion d'une vidéo de son arrestation a provoqué une vague d'indignation et des manifestations, dont certaines ont dégénéré en affrontements.

 

La tension restait vive mardi 21 juillet en Italie, au lendemain de manifestations organisées à Rome et à Bologne pour dénoncer la mort d'Abderrahim Fakir, décédé lors d'une tentative d'interpellation par la police.

 

Une intervention qui tourne au drame

 

Les faits se sont produits dimanche à Bologne, dans le nord de l'Italie. Selon les autorités, les forces de l'ordre étaient intervenues après avoir reçu plusieurs signalements faisant état d'un homme au comportement violent.

 

Au cours de l'opération, Abderrahim Fakir, travailleur d'origine marocaine âgé de 42 ans, est mort alors que les policiers tentaient de le maîtriser.

 

Une vidéo filmée par un riverain et largement relayée sur les réseaux sociaux montre plusieurs agents en train de maintenir l'homme au sol pour le menotter. Les images le montrent allongé face contre terre, appelant à l'aide et respirant avec de plus en plus de difficulté, avant que ses mouvements ne semblent cesser.

 

Des manifestations suivies d'affrontements

 

La diffusion de cette vidéo a suscité une vive émotion dans le pays. Lundi, des centaines de personnes ont manifesté dans les rues de Rome et de Bologne pour dénoncer les circonstances de ce décès.

 

 

Si le rassemblement s'est déroulé dans le calme dans son ensemble à Bologne, des heurts ont éclaté en fin de manifestation entre certains protestataires et les forces de l'ordre. La police a eu recours à des canons à eau pour disperser les manifestants.

 

 

Une enquête ouverte

 

Les autorités italiennes ont ouvert une enquête afin d'établir les circonstances exactes de la mort d'Abderrahim Fakir, arrivé en Italie à l'âge de cinq ans. Les investigations devront déterminer les responsabilités éventuelles liées à cette intervention policière.

 

POUZE PATRICK