Des affrontements ont éclaté samedi à Rome entre des manifestants et les forces de l’ordre, après une tentative de marche vers les bureaux de la Première ministre Giorgia Meloni.  Malgré le renforcement des mesures de sécurité à travers le pays, des tensions ont également été signalées dans plusieurs villes italiennes, notamment à Bologne et à Turin.


 

Des heurts ont opposé, samedi, des manifestants aux forces de l’ordre dans plusieurs quartiers de Rome, en Italie. Les incidents sont survenus au cours d’une journée marquée par des mobilisations contre le gouvernement, la hausse du coût de la vie, la guerre et l’impérialisme, alors que les autorités avaient renforcé les dispositifs de sécurité après les violences enregistrées le week-end précédent.

 

Plusieurs rassemblements ont animé la capitale italienne. Dans la matinée, des groupes d’extrême droite ont manifesté contre les mobilisations organisées le week-end précédent à Milan, où des troubles avaient éclaté. Dans l’après-midi, des organisations de gauche et des étudiants ont, à leur tour, défilé contre « la guerre et l’impérialisme ».

 

Si le cortège principal s’est achevé dans le calme, des tensions ont ensuite opposé des jeunes ayant quitté la manifestation aux forces de l’ordre, à proximité du Colisée. La situation ne s’est toutefois pas aggravée, les étudiants ayant modifié leur itinéraire.

 

La marche, qui n’était pas autorisée, s’est néanmoins poursuivie pendant un certain temps dans différents secteurs autour du monument antique. Un groupe de manifestants est même entré dans le Colisée pour y scander des slogans.

 

Des jets de projectiles face aux canons à eau

 

Après plusieurs heures de mobilisation dans le centre-ville, des manifestants ont tenté, dans la soirée, de rejoindre les bureaux de la Première ministre Giorgia Meloni. Leur progression a été stoppée par un barrage policier près de la place Santa Susanna.

 

Alors que des négociations étaient engagées entre les policiers et les protestataires désireux de poursuivre leur marche, certains manifestants ont lancé des bouteilles, des engins explosifs et des feux d’artifice en direction des forces de l’ordre.

 

En réponse, la police a utilisé des canons à eau et, dans certains secteurs, des matraques. Après une brève accalmie, les forces de sécurité ont de nouveau eu recours aux canons à eau lorsque les jets d’engins explosifs ont repris.

 

Un manifestant a notamment été aperçu avec la tête ensanglantée après avoir été touché par un objet. Les protestataires ont finalement changé d’itinéraire et quitté les lieux, constatant que les autorités ne les laisseraient pas poursuivre leur progression.

 

Selon les médias italiens, 28 personnes avaient été interpellées à titre préventif tôt samedi matin, avant les manifestations prévues dans la capitale.

 

Des tensions également à Bologne et à Turin

 

Les mobilisations ne se sont pas limitées à Rome. Des manifestations contre la hausse du coût de la vie et le gouvernement ont également eu lieu à Naples, Bologne, Turin et Milan.

 

D’après les médias locaux, des échauffourées ont ponctuellement opposé des manifestants aux policiers à Bologne et à Turin. À Milan, où des violences avaient été enregistrées le week-end précédent, 500 militaires ont été déployés dans le centre-ville. Les vitrines de plusieurs commerces ont également été protégées par des panneaux de bois afin de prévenir d’éventuelles dégradations.

Malgré ces tensions, les troubles enregistrés samedi n’ont pas pris davantage d’ampleur.

 

Giorgia Meloni remercie les forces de l’ordre

 

À la suite des incidents, la Première ministre italienne, Giorgia Meloni, a adressé ses remerciements aux forces de l’ordre dans un message publié sur la plateforme X.

« Je tiens à remercier les forces de l’ordre qui œuvrent pour garantir la sécurité des citoyens et le droit de manifester pacifiquement, malgré certains groupes violents qui tentent, aujourd’hui encore, de provoquer des affrontements et des troubles sur les places italiennes », a-t-elle déclaré.

 

Ces événements interviennent dans un contexte de vigilance accrue des autorités italiennes, qui cherchent à prévenir de nouvelles violences lors des mobilisations publiques, tout en assurant la sécurité des citoyens et le droit de manifester pacifiquement.