La Haute Cour du Kenya a validé la destitution de l’ancien vice-président kényan, Rigathi Gachagua, mettant un terme à l’un des principaux recours engagés contre cette décision prise en 2024.

 

Selon plusieurs médias locaux, une formation composée de trois juges a rejeté la requête introduite par Rigathi Gachagua, qui soutenait que la procédure de destitution était motivée par des considérations politiques et qu’elle avait porté atteinte à son droit à un procès équitable.

 

Dans sa décision, la Cour a estimé que la résolution adoptée par le Sénat kényan pour entériner sa destitution demeurait juridiquement valable. Cette décision conforte ainsi le processus institutionnel ayant conduit à son éviction de la vice-présidence.

 

Une violation de droits relevée par la Cour

Si elle a confirmé la destitution, la juridiction a toutefois reconnu une irrégularité au cours de la procédure. Les juges ont considéré que le refus du Sénat d’accorder un ajournement des audiences à Rigathi Gachagua, alors que celui-ci était souffrant, constituait une violation de ses droits.

 

Malgré cette observation, la Cour a jugé que cet élément n’était pas de nature à remettre en cause la validité de la procédure dans son ensemble ni la décision finale prise par les sénateurs.

 

La nomination de Kithure Kindiki validée

La Haute Cour s’est également prononcée sur la succession à la vice-présidence. Elle a confirmé la légalité de la nomination de Kithure Kindiki, désigné pour remplacer Rigathi Gachagua après sa destitution.

 

Cette décision renforce la stabilité institutionnelle du pays en validant les différentes étapes du processus politique engagé à la suite du départ de l’ancien vice-président.

 

Des accusations contestées par l’ex-vice-président

Pour rappel, le Sénat du Kenya avait voté la destitution de Rigathi Gachagua en octobre 2024. Plusieurs accusations avaient été retenues contre lui, notamment des faits présumés de corruption, des actes d’incitation aux divisions ethniques ainsi que des tentatives de déstabilisation du gouvernement.

 

L’ancien vice-président a toujours rejeté l’ensemble de ces accusations, affirmant être victime d’une manœuvre politique orchestrée contre lui.

 

Selon la législation kényane, une destitution peut avoir des conséquences importantes sur la carrière politique d’un responsable public, notamment en limitant ou en interdisant son accès à de futures fonctions au sein de l’État.

 

Cette décision judiciaire marque une étape importante dans cette affaire à forte portée politique et pourrait avoir des répercussions durables sur l’avenir de Rigathi Gachagua ainsi que sur les équilibres du paysage politique kényan.

 

POUZE PATRICK