Les autorités kényanes ont annoncé une augmentation de 6 % du prix de l’essence et de 4,5 % de celui du diesel, en raison de la hausse des coûts d’importation liée au conflit au Moyen-Orient. Cette nouvelle hausse pourrait accentuer la pression sur le pouvoir d’achat des ménages et renchérir les coûts dans plusieurs secteurs de l’économie.


 

Les automobilistes kényans devront faire face à une nouvelle hausse des prix à la pompe. Au Kenya, les tarifs de l’essence et du diesel augmentent respectivement de 6 % et de 4,5 %, selon les nouveaux prix annoncés par les autorités. Cette décision intervient dans un contexte de tensions au Moyen-Orient, qui entraînent une hausse des coûts d’approvisionnement en carburant.

 

Le pays d’Afrique de l’Est dépend presque entièrement du Moyen-Orient pour ses importations de produits pétroliers, ce qui le rend particulièrement exposé aux perturbations des marchés énergétiques internationaux.

À Nairobi, le litre de diesel approche les 228 shillings

 

Dans la capitale, Nairobi, le prix du litre de diesel passe de 217 à près de 228 shillings kényans, soit environ 1,76 euro. Le kérosène enregistre une progression encore plus importante, son prix atteignant près de 220 shillings le litre, contre 191 shillings auparavant.

 

Ces nouveaux tarifs doivent rester en vigueur jusqu’au 14 novembre, date prévue pour la prochaine révision des prix des carburants.

 

Cette évolution intervient alors que les coûts d’importation pèsent sur l’approvisionnement du pays. La dépendance du Kenya aux fournisseurs du Moyen-Orient l’expose directement aux conséquences économiques des tensions dans cette région.

Une réduction de la TVA pour limiter les effets de la hausse

Pour atténuer les répercussions de cette augmentation sur les consommateurs, le gouvernement a décidé de prolonger jusqu’au 14 janvier la réduction de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) appliquée aux carburants.

Le taux, initialement fixé à 16 %, reste ainsi ramené à 8 %. Cette mesure vise à limiter la charge fiscale supportée par les consommateurs, dans un contexte de renchérissement des produits pétroliers.

Toutefois, cette réduction fiscale intervient alors que les prix à la pompe continuent d’augmenter sous l’effet des coûts d’importation.

 

Les transports et l’agriculture exposés à de nouvelles pressions

 

La hausse des carburants pourrait également se répercuter sur plusieurs secteurs essentiels de l’économie kényane. Les transports, l’agriculture et la construction figurent parmi les activités susceptibles de subir les conséquences de l’augmentation des coûts énergétiques.

 

Une progression durable des dépenses de carburant peut notamment alourdir les frais de déplacement et d’acheminement des marchandises, tout en augmentant les coûts de certaines activités économiques.

 

Pour les ménages, cette évolution constitue une pression supplémentaire sur le pouvoir d’achat, alors que les dépenses liées aux déplacements et aux biens de consommation peuvent être affectées par le renchérissement de l’énergie.

 

La prochaine révision des prix, prévue le 14 novembre, permettra de connaître l’évolution des tarifs à la pompe. D’ici là, la dépendance du Kenya aux importations pétrolières et l’évolution des tensions au Moyen-Orient resteront des facteurs déterminants pour le coût de son approvisionnement énergétique.