La tension est montée d’un cran ce dimanche 21 juin 2026 entre les populations de Kouto et celles de Samogossoba. Un différend foncier ancien a dégénéré en violents affrontements, faisant plusieurs blessés, dont un cas jugé grave.


Un conflit foncier latent opposant depuis plusieurs années les populations de Kouto à celles de Samogossoba, un important village du département de Kouto, a connu une nouvelle escalade ce dimanche 21 juin 2026. Selon des informations rapportées par l’agence de presse Top News Africa, plusieurs personnes ont été blessées au cours des violences.

 

Selon des sources concordantes citées par l’agence de presse Top News Africa, les blessés, dont un cas grave, ont été admis à l’hôpital général de Kouto pour y recevoir des soins.

 

D’après les mêmes sources, la situation s’est aggravée dans la matinée du dimanche lorsque des habitants de Kouto se seraient rendus dans une zone de culture exploitée par des populations de Samogossoba afin de détruire leurs labours.

 

Toujours selon les témoignages recueillis par Top News Africa, cette intervention aurait rapidement dégénéré en affrontements. Des personnes auraient été agressées à l’aide de machettes et de gourdins, occasionnant plusieurs blessés et des cas de fractures au sein de la population de Samogossoba.

 

Au cœur du conflit se trouve le lac de Gbinni et les terres qui l’entourent. Selon les informations relayées par Top News Africa, la famille Samalah, considérée comme propriétaire ancestrale de cet espace, accorde depuis plusieurs générations l’autorisation aux populations de Samogossoba et de Kouto d’y cultiver, conformément aux usages traditionnels, notamment à travers des dons symboliques de cola ou de boisson.

 

Cependant, la situation se serait détériorée à partir de 2024, lorsque certaines personnes de Kouto auraient revendiqué la propriété de cette zone agricole.

 

Depuis lors, les tensions se seraient multipliées. Les populations de Samogossoba accusent notamment certains habitants de Kouto de détruire régulièrement leurs cultures malgré les interventions des autorités préfectorales et sous-préfectorales ainsi que les délimitations territoriales établies depuis 2023.

 

Face à cette situation, les populations de Samogossoba ont décidé de saisir le tribunal de Boundiali après avoir dénoncé des dégâts causés à leurs exploitations agricoles en 2025. Selon les informations recueillies, la procédure est actuellement en cours devant la justice.

 


Noton que  cette nouvelle flambée de violence remet en lumière la sensibilité de la question foncière en Côte d’Ivoire.

 

Souvent nourris par la coexistence entre droits coutumiers et droit moderne de propriété, les conflits fonciers demeurent une source récurrente de tensions dans plusieurs localités du pays, où l’accès à la terre reste un enjeu majeur.

 

BS