| Une attaque menée à l’aube sur une île du lac Tchad a fait onze morts parmi les civils. L’armée tchadienne affirme avoir tué neuf assaillants lors de l’opération de poursuite. |

Onze civils ont été tués dimanche 20 septembre sur une île du lac Tchad, près de Ngouboua, dans une attaque attribuée à Boko Haram. Les victimes, dont sept hommes et quatre femmes, ont été prises pour cible alors qu’elles étaient parties pêcher. L’armée tchadienne affirme avoir neutralisé neuf assaillants dans les opérations engagées après l’attaque.
Des pêcheurs pris pour cible à l’aube
L’assaut s’est produit vers 5 heures du matin, heure locale. Selon le colonel Moussa Djibrine, commandant des opérations dans la province du Lac, des hommes armés arrivés à bord de pirogues ont ouvert le feu sur des pêcheurs avant de leur voler leur prise.
Alertées, les forces tchadiennes ont immédiatement lancé une opération de poursuite. D’après le responsable militaire, neuf assaillants ont été tués au cours de cette intervention, portant à au moins 20 le nombre total de morts dans cette séquence, en comptant les civils et les assaillants.
Une nouvelle attaque dans une zone sous pression
Le colonel Moussa Djibrine n’a toutefois pas fourni de précisions supplémentaires sur l’identité des assaillants tués ni sur d’éventuelles arrestations à l’issue de l’opération.
La province du Lac, située à la frontière avec le Nigeria, le Niger et le Cameroun, demeure l’un des principaux foyers de l’insurrection jihadiste dans le bassin du lac Tchad. En mai, les autorités tchadiennes y avaient décrété un état d’urgence de 21 jours après une recrudescence des attaques attribuées à Boko Haram et des déplacements de populations.
Une série d’attaques dans le bassin du lac Tchad
L’attaque de Ngouboua intervient quelques jours après une autre tuerie attribuée à Boko Haram dans l’Extrême-Nord du Cameroun. Dans la nuit du 16 au 17 septembre, au moins 13 civils avaient été tués à Madegoua, dans l’arrondissement de Makary, tandis qu’une autre personne avait été blessée.
Ces nouvelles violences illustrent la persistance des attaques contre les populations civiles dans le bassin du lac Tchad, une région confrontée depuis plusieurs années à l’insécurité liée aux groupes jihadistes.
P V