Le Centre international de formation humanitaire (CIFH) a organisé, du 27 au 29 juillet 2026 à Cocody Angré Château, une session de formation de 16 heures sur le logiciel NVivo. Cette initiative vise à doter chercheurs, étudiants et professionnels des compétences nécessaires pour maîtriser l’analyse des données qualitatives à l’aide de cet outil de référence.

 

 Le Centre international de formation humanitaire (CIFH) poursuit ses actions en faveur du développement des compétences en recherche. Du 27 au 29 juillet 2026, son siège de Cocody Angré Château a accueilli une session de formation consacrée au logiciel NVivo, un outil reconnu pour l’analyse des données qualitatives. Pendant trois jours, les participants ont été initiés aux méthodes de collecte, d’organisation et d’exploitation des données afin de renforcer leurs pratiques de recherche.

 

Une formation née d’un besoin exprimé

 

Cette session de 16 heures a été mise en place en réponse aux nombreuses sollicitations enregistrées sur le site internet et les réseaux sociaux du CIFH. Selon M. Boko Tano Kouadio Victor, Directeur pédagogique et Directeur général par intérim du centre, ces formations s’inscrivent dans une démarche continue visant à offrir des compétences pratiques adaptées aux exigences du monde universitaire et professionnel.

 

L’objectif était de permettre aux apprenants de comprendre le fonctionnement de NVivo, de l’intégrer à leurs travaux de recherche et de maîtriser les techniques d’analyse des données qualitatives. Quatre personnes ont pris part à cette première session, dont un auditeur externe et trois membres du personnel du CIFH.

 

 

Des outils pratiques au service de la recherche

 

Au fil des trois journées de formation, les participants ont découvert les principes de la recherche qualitative, les techniques de collecte des données ainsi que les méthodes d’analyse et d’interprétation des informations recueillies. Ils ont également appris à utiliser les principales fonctionnalités de NVivo, notamment le codage des entretiens, l’organisation des données et la création de représentations visuelles destinées à faciliter l’interprétation des résultats.

 

Pour le formateur, le Dr Oulahï Roger, chercheur en sociologie, la maîtrise de cet outil constitue aujourd’hui une compétence stratégique pour les chercheurs et tous les professionnels appelés à exploiter des données qualitatives. « NVivo ne remplace pas le chercheur ; il l'aide à mieux organiser, analyser et valoriser les données qualitatives pour produire des résultats plus rigoureux et plus lisibles », a-t-il expliqué.

 

Il a ajouté que le logiciel permet non seulement de gagner un temps considérable dans le traitement des informations, mais aussi de mieux identifier les données pertinentes grâce à ses nombreuses fonctionnalités de visualisation. Il encourage ainsi les étudiants, chercheurs, journalistes et professionnels à se former à cet outil afin d'améliorer la qualité de leurs analyses.

 

Des participants convaincus de l’intérêt de la formation

 

Pour Kouassi Norbert, l’un des bénéficiaires de cette session, cette formation répond à un besoin concret. Après avoir découvert NVivo au cours de son parcours universitaire sans pouvoir le manipuler, il a saisi l’occasion de développer des compétences pratiques.

 

Il estime que la maîtrise d’un logiciel spécialisé comme NVivo constitue un véritable atout dans un contexte où les compétences techniques sont de plus en plus valorisées sur le marché de l’emploi. Comme les autres participants, il a reçu, à l’issue de la formation, une attestation de participation délivrée par le CIFH.

 

Une nouvelle session prévue avant décembre

 

Au regard de l’intérêt suscité par cette première édition, le Centre international de formation humanitaire prévoit d’organiser une nouvelle session de formation sur le logiciel NVivo avant la fin du mois de décembre 2026. Le centre invite les étudiants, chercheurs, organisations et entreprises désireux de renforcer leurs capacités en analyse des données qualitatives à s’inscrire aux prochaines sessions.

 

 

Traore Daouda