Réunis à l’issue du sommet d’Évian, les dirigeants des pays du G7 ont réaffirmé leur engagement en faveur de la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz, une voie maritime essentielle pour le commerce mondial des hydrocarbures. Ils ont également apporté leur soutien à l’initiative conduite par la France et le Royaume-Uni visant à sécuriser durablement la reprise du trafic maritime dans cette zone stratégique.
Dans une déclaration publiée dans la nuit de mardi à mercredi, les chefs d’État et de gouvernement du G7 ont insisté sur l’importance du maintien d’un « droit de passage en transit sans entrave et sans redevance » dans le détroit d’Ormuz. Selon eux, la libre circulation des navires dans cette région constitue un principe fondamental du commerce international et de la stabilité économique mondiale.
Les dirigeants ont par ailleurs salué l’initiative multinationale, indépendante et à vocation défensive menée conjointement par Paris et Londres. Celle-ci vise notamment à accompagner la reprise des activités maritimes dans le détroit, à renforcer la sécurité des navires marchands et à soutenir les opérations de déminage susceptibles de garantir la fluidité de la navigation.
Cette prise de position intervient quelques jours après l’annonce d’un accord entre les États-Unis et l’Iran ayant permis une reprise progressive du trafic maritime dans la zone. Toutefois, plusieurs informations relayées par des médias internationaux indiquent que Téhéran envisagerait la mise en place de redevances liées à certains services maritimes, une perspective qui suscite des interrogations parmi les acteurs du secteur.
Au-delà des questions de sécurité maritime, les membres du G7 ont également affiché leur volonté d’accélérer la diversification des sources et des routes d’approvisionnement énergétique. L’objectif est de réduire la dépendance de l’économie mondiale à l’égard du détroit d’Ormuz tout en renforçant les réserves stratégiques d’énergie des pays concernés.
Le groupe des grandes puissances a également accueilli favorablement l’accord conclu entre Washington et Téhéran. Selon le communiqué final, cet accord représente une « opportunité historique » pour empêcher l’Iran d’accéder à l’arme nucléaire et pour répondre aux préoccupations liées à ses activités régionales et à son programme balistique.
Situé entre l’Iran et Oman, le détroit d’Ormuz demeure l’un des corridors maritimes les plus importants au monde. Environ un quart du pétrole et du gaz transportés par voie maritime à l’échelle mondiale y transite chaque année, faisant de cette zone un enjeu majeur pour la sécurité énergétique internationale.
L’accord de paix entre les États-Unis et l’Iran, dont la signature officielle est prévue ce vendredi à Genève, prévoit notamment des engagements iraniens dans le domaine nucléaire en contrepartie d’un allégement progressif des sanctions américaines.
Alors que la communauté internationale suit avec attention l’évolution de la situation dans le Golfe, le soutien affiché du G7 à la liberté de navigation et aux initiatives de sécurisation du détroit d’Ormuz témoigne de l’importance stratégique de cette route maritime pour l’équilibre économique et énergétique mondial.
TALLEB DE LA