Au lendemain de leur sacre face à l'Argentine, les joueurs de la Roja ont été accueillis en héros dans la capitale espagnole. Une marée humaine a accompagné leur défilé, malgré le décès tragique d'un adolescent lors des célébrations.

 

L'euphorie était à son comble lundi dans les rues de Madrid. Au lendemain de leur victoire (1-0) contre l'Argentine en finale de la Coupe du monde 2026, les joueurs de la sélection espagnole ont retrouvé leur pays sous les acclamations de centaines de milliers de supporters venus célébrer un deuxième titre mondial, seize ans après celui décroché en Afrique du Sud.

 

Avant de rejoindre la foule, les 26 champions du monde ont été reçus par le roi Felipe VI et la famille royale, puis par le Premier ministre Pedro Sánchez, qui a salué leur exploit.

 

Un défilé triomphal dans les rues de Madrid

 

La célébration s'est poursuivie par un défilé à bord d'un bus à toit ouvert à travers les principales artères de la capitale. Du palais de la Moncloa jusqu'à la mythique place de Cibeles, les champions ont traversé une véritable marée humaine.

 

Dès la fin de la matinée, des milliers de supporters avaient pris place le long du parcours, certains munis de parasols pour se protéger d'une chaleur avoisinant les 35 °C. Drapés de drapeaux espagnols et vêtus aux couleurs de la Roja, ils ont chanté et applaudi leurs héros tout au long du trajet.

 

À la place de Cibeles, haut lieu des célébrations sportives espagnoles, une cérémonie a réuni joueurs et supporters dans une ambiance de fête.

 

Une victoire qui entre dans l'histoire

 

Le succès de l'Espagne face à l'Argentine, dimanche à East Rutherford, dans le New Jersey, permet à la Roja de décrocher sa deuxième Coupe du monde après celle de 2010.

 

Ce sacre revêt une dimension historique puisqu'il fait de l'Espagne le premier pays à détenir simultanément les titres mondiaux masculin et féminin, après le triomphe de la sélection féminine lors du Mondial 2023.

 

Les champions ont également reçu les félicitations des dirigeants des trois pays coorganisateurs du tournoi : le président américain Donald Trump, la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum et le Premier ministre canadien Mark Carney.

 

Une nuit de liesse populaire

 

 

Au coup de sifflet final, la capitale espagnole s'est transformée en immense scène de célébration. Les places emblématiques, notamment la Puerta del Sol, se sont rapidement remplies de supporters chantant, dansant et brandissant des drapeaux nationaux, tandis que les klaxons des voitures et les fumigènes rythmaient la nuit madrilène.

« Je suis très heureux. Je n'ai dormi que trois ou quatre heures, mais pour l'équipe, je suis prêt à tout », a confié Victor Álvarez, un supporter de 19 ans.

Pour Gema Rodero, fonctionnaire de 59 ans, l'émotion était tout aussi forte. « C'était très émouvant. Nous avons préféré vivre ce moment chez nous, concentrés et très heureux », a-t-elle expliqué.

 

Une célébration endeuillée

 

La fête a toutefois été assombrie par un drame. À Salamanque, dans le nord-ouest du pays, un adolescent de 13 ans a perdu la vie après l'effondrement d'une fontaine sur laquelle il était monté avec des amis pour célébrer la victoire de la Roja.

 

Malgré ce tragique accident, ce nouveau sacre restera gravé dans l'histoire du football espagnol. Au-delà de l'exploit sportif, il intervient dans une Espagne profondément transformée depuis son premier titre mondial en 2010, avec une économie en croissance, un chômage en recul et un climat politique plus apaisé, renforçant encore la portée symbolique de cette victoire.