Une frappe aérienne israélienne contre une habitation à Ansar, dans le sud du Liban, a fait sept morts et trois blessés. L’attaque intervient alors qu’un cessez-le-feu est toujours en vigueur entre Israël et le Liban.

 

Sept personnes ont été tuées et trois autres blessées dans une frappe aérienne menée par l’armée israélienne contre une habitation dans la localité d’Ansar, dans le sud du Liban. L’attaque s’est produite malgré le cessez-le-feu en vigueur entre les deux pays.

 

Selon l’Agence nationale de l’information (ANI), agence officielle libanaise, des avions de combat israéliens ont ciblé dans la matinée une maison située dans cette localité.

 

Le bâtiment a été entièrement détruit par la frappe, faisant sept morts et trois blessés.

 

Les secours mobilisés dans les décombres

 

Après l’attaque, les équipes de la Défense civile se sont déployées sur les lieux pour rechercher des victimes et extraire les corps et d’éventuels survivants des décombres.

 

Les trois personnes blessées ont été évacuées vers des établissements hospitaliers de Nabatieh pour leur prise en charge.

 

Des offensives signalées à Nabatieh et Bint Jbeil

 

Parallèlement à la frappe d’Ansar, les forces israéliennes ont poursuivi leurs offensives contre les villes de Nabatieh et de Bint Jbeil, ainsi que dans leurs périphéries, toujours dans le sud du Liban.

 

À Bint Jbeil, l’armée israélienne aurait dynamité plusieurs maisons et ouvert le feu à l’arme lourde sur des habitations situées aux abords de l’axe routier reliant Kounine à Saff al-Hawa.

 

Des avions de chasse israéliens ont également mené, peu avant minuit, une frappe aérienne contre le secteur d’Al-Moucha, dans la localité de Mansouri.

 

Plus d’un million de déplacés

 

Cette nouvelle attaque intervient dans un contexte de tensions persistantes au Liban. L’armée israélienne avait lancé, le 2 mars, une importante campagne de frappes aériennes sur le territoire libanais, accompagnée de l’occupation de plusieurs localités dans le sud du pays.

 

Selon le gouvernement libanais, plus d’un million de personnes ont été déplacées à l’intérieur du pays au cours de cette période.

 

Un cessez-le-feu entre le Liban et Israël est entré en vigueur le 17 avril avant de faire l’objet de plusieurs reconductions.

 

D’après les données du ministère libanais de la Santé, les attaques israéliennes menées à travers le pays depuis le 2 mars ont fait 4 335 morts.

 

Un cessez-le-feu toujours sous pression

 

Malgré la trêve en vigueur, les opérations militaires se poursuivent donc dans plusieurs secteurs du sud du Liban. La frappe meurtrière d’Ansar et les offensives signalées autour de Nabatieh et Bint Jbeil illustrent la persistance des violences dans cette partie du pays.

 

POUZE  PATRICK