Les membres de l’Association des Journalistes Scientifiques de Côte d’Ivoire (AJSCI) ont participé, jeudi, dans un espace hôtelier à Cocody, à un atelier de formation organisé par le Centre ivoirien antipollution (CIAPOL). En présence du ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, cette session a mis en lumière le rôle stratégique des médias dans la lutte contre la pollution plastique.

 

Les journalistes scientifiques de Côte d'Ivoire ont pris part, jeudi, à un atelier de renforcement des capacités consacré à la communication environnementale. Organisée par le Centre ivoirien antipollution (CIAPOL), cette rencontre s'est tenue en présence du ministre de l'Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba.

 

Les journalistes, des acteurs clés de la transition environnementale

 

À l'ouverture de l'atelier, la présidente de l'Association des Journalistes Scientifiques de Côte d'Ivoire (AJSCI), Marcelle Aka, a salué cette initiative, estimant qu'elle traduit la reconnaissance du rôle essentiel des médias dans la lutte contre la pollution plastique.

Selon elle, les journalistes scientifiques ne doivent pas se limiter à relayer les activités ou les déclarations officielles. Leur mission consiste également à expliquer les phénomènes, vulgariser les données scientifiques, décrypter les enjeux environnementaux, vérifier les faits et rendre les connaissances accessibles au grand public.

Elle a souligné qu'une information scientifique rigoureuse constitue un levier essentiel pour changer les comportements, influencer les décisions publiques et promouvoir les bonnes pratiques environnementales.

 

Une pollution aux conséquences multiples

 

Le directeur du Centre ivoirien antipollution (CIAPOL), le professeur Yapo Ossey Bernard, a rappelé que la pollution plastique touche l'ensemble des territoires et affecte les océans, les lagunes, les cours d'eau, les sols, la biodiversité ainsi que la santé des populations.

 

Il a indiqué que plusieurs centaines de milliers de tonnes de déchets plastiques sont générées chaque année en Côte d'Ivoire, alors que le taux de recyclage demeure insuffisant pour répondre aux défis actuels.

 

Le directeur du CIAPOL a expliqué que cette journée de formation devait permettre aux journalistes de mieux maîtriser le cadre réglementaire, les orientations de la stratégie nationale de lutte contre la pollution plastique, les enjeux du recyclage ainsi que les principes de l'économie circulaire, afin d'améliorer le traitement médiatique des questions environnementales.

Prenant la parole, le ministre de l'Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, a insisté sur les conséquences économiques, environnementales et sociales de la pollution plastique.

Il a rappelé que ces déchets obstruent les caniveaux, aggravent les inondations, polluent les lagunes Ébrié, Aby et Grand-Lahou, dégradent les plages, les forêts, les cours d'eau et les océans. Il a également souligné que les plastiques représentent aujourd'hui près de 85 % des déchets retrouvés dans les milieux marins.

 

Le ministre a en outre indiqué que cette pollution alourdit les dépenses publiques consacrées à la gestion des déchets, au curage des caniveaux, à la lutte contre les inondations et à la restauration des espaces dégradés. Elle affecte également la pêche artisanale, le tourisme, les transports, les collectivités territoriales et l'attractivité économique du pays.

 

Abou Bamba a enfin mis en avant le potentiel de l'économie circulaire, qu'il considère comme un moteur de la croissance verte. Il a précisé que l'industrie ivoirienne de la plasturgie regroupe plus de quarante entreprises, génère environ 10 000 emplois directs et près de 20 000 emplois dans le secteur informel, soulignant ainsi les opportunités économiques liées à une meilleure gestion des déchets plastiques.

Notons que cette formation s'inscrit dans la volonté des autorités et du CIAPOL de renforcer les capacités des journalistes scientifiques afin d'améliorer la qualité de l'information environnementale et de sensibiliser efficacement les populations aux défis liés à la pollution plastique.

 

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