Environ 425 000 personnes pourraient être affectées par une sécheresse à Madagascar, principalement dans le Sud du pays. En cas d’aggravation liée au phénomène El Niño, le nombre de personnes touchées pourrait dépasser 1,9 million.

 

Dix-sept districts de Madagascar, dont 14 situés dans le Sud du pays, pourraient être confrontés à une importante sécheresse à partir du mois d’octobre. Selon les données du Bureau National de Gestion des Risques et des Catastrophes, environ 425 000 personnes pourraient être affectées, un chiffre susceptible de dépasser 1,9 million si le phénomène El Niño venait à aggraver la situation.

 

Les premiers effets de cette éventuelle sécheresse pourraient se faire sentir dès octobre, avant une possible détérioration de la situation à partir du mois de novembre.

 

Le Sud de Madagascar apparaît comme la zone la plus exposée, avec 14 districts concernés sur les 17 identifiés.

 

Jusqu’à 1,9 million de personnes potentiellement touchées

 

Les estimations font état d’environ 425 000 personnes susceptibles d’être affectées dans un premier temps. Ce nombre pourrait toutefois fortement augmenter en fonction de l’évolution des conditions climatiques.

 

Si le phénomène El Niño accentue la sécheresse, plus de 1,9 million de personnes pourraient être concernées.

 

Face à ces risques, les autorités malgaches et les Nations Unies travaillent à la préparation de mesures destinées à protéger les populations des zones les plus vulnérables.

 

Madagascar et l’ONU préparent la réponse

 

Le Président de la Refondation de la République, le colonel Randrianirina Michaël, a reçu ce jeudi le Coordonnateur résident des Nations Unies à Madagascar, Anthony Ngororano.

 

Les échanges ont notamment porté sur les moyens à mettre en œuvre pour réduire les conséquences d’une éventuelle sécheresse.

 

« L’objectif consiste à préparer à l’avance les interventions nécessaires dans les zones les plus exposées, notamment sur le plan humanitaire et social », souligne le communiqué officiel.

 

Anticiper avant l’apparition des premiers effets

 

Anthony Ngororano a salué les mesures déjà engagées par le gouvernement malgache. Il a également appelé à une mobilisation de la communauté internationale afin d’accompagner Madagascar face à la menace.

 

Alors que les premiers effets de la sécheresse pourraient apparaître dès octobre et s’intensifier à partir de novembre, les autorités malgaches et les Nations Unies misent désormais sur l’anticipation afin de limiter les conséquences humanitaires et sociales dans les districts les plus exposés.

 

 

POUZE PATRICK