La Norvège a présenté ses excuses à la Malaisie après l’annulation de la licence d’exportation du système de missiles Naval Strike Missile (NSM), tout en confirmant sa décision de mettre fin à l’accord, selon des informations relayées par les médias locaux.
La question a été évoquée lors d’une rencontre entre le ministre malaisien de la Défense, Mohamed Khaled Nordin, et son homologue norvégien, Tore O. Sandvik, en marge du Dialogue de Shangri-La à Singapour.
« J’ai rencontré mon homologue norvégien. Il a exprimé ses excuses tout en expliquant les raisons de l’annulation », a déclaré Mohamed Khaled Nordin.
Une décision critiquée à Kuala Lumpur
Cette évolution intervient quelques jours après les critiques formulées par le Premier ministre malaisien, Anwar Ibrahim, qui a estimé que cette décision pourrait affecter les capacités de préparation militaire du pays et avoir des répercussions sur les équilibres sécuritaires dans la région.
Oslo justifie cette annulation par des considérations liées à la sécurité nationale. Un argument rejeté par Kuala Lumpur, qui le considère comme une décision unilatérale et inacceptable.
Un programme stratégique pour la marine malaisienne
Le différend concerne l’acquisition du système de missiles antinavires NSM, destiné à équiper les navires de combat littoraux de la marine malaisienne. Ce programme constitue l’un des piliers de la stratégie de modernisation navale engagée par le pays à long terme.
Malgré les explications et les excuses formulées par la Norvège, aucune indication n’a été donnée sur une éventuelle reprise des discussions ou sur une solution alternative pour la fourniture de ces équipements militaires.
Cette affaire illustre les défis croissants auxquels sont confrontés les États dans le domaine des exportations d’armement, où les considérations stratégiques et sécuritaires peuvent rapidement prendre le pas sur les engagements commerciaux et diplomatiques.