Le nord du Mali reste marqué par une intensification des opérations militaires. Ce mardi 2 juin 2026, la ville de Kidal a été visée par plusieurs frappes aériennes de l’armée malienne. Selon le Front de libération de l’Azawad (FLA), qui contrôle la localité, les bombardements ont provoqué d’importants dégâts matériels et un habitant est porté disparu sous les décombres.

 

Kidal ciblée par quatre frappes aériennes

D’après les rebelles du FLA, quatre frappes ont touché le quartier d’Etambar, détruisant plusieurs habitations. Un ouvrier songhaï est actuellement porté disparu et les recherches se poursuivent. Si sa présence sous les décombres est confirmée, il s’agirait de la première victime civile recensée depuis la reprise des bombardements sur Kidal, perdue par l’armée malienne et ses alliés russes de l’Africa Corps le 25 avril dernier.

Plus de vingt frappes recensées depuis fin avril

 

Le FLA affirme que 25 bombes ont été larguées sur Kidal depuis la fin du mois d’avril, causant d’importantes destructions. Les rebelles soutiennent qu’aucune victime civile n’avait été enregistrée jusqu’à présent, une information qui ne peut toutefois pas être vérifiée de manière indépendante. De son côté, l’armée malienne n’a pas communiqué sur les frappes de ce mardi, mais a revendiqué plusieurs opérations menées ces derniers jours dans différentes régions du pays.

Des opérations antiterroristes revendiquées par l’armée

L’état-major malien a annoncé avoir neutralisé environ 65 combattants qualifiés de « terroristes » lors de frappes aériennes menées le samedi 30 mai dans la forêt de Faya, près de Kasséla et Zantiguila, dans la région de Koulikoro. Une autre intervention, réalisée le lendemain près de Sofara, dans la région de Mopti, aurait permis de détruire un refuge présenté comme une base terroriste. Ces bilans demeurent cependant difficiles à confirmer en l’absence de sources indépendantes.

Un convoi de 765 citernes franchit le blocus jihadiste

Dans le même temps, un convoi de 765 camions-citernes transportant du carburant est arrivé à Bamako le lundi 1er juin sous protection militaire. Cette opération intervient alors que les jihadistes du Jnim, affiliés à Al-Qaïda, maintiennent une pression sécuritaire sur plusieurs axes stratégiques du pays.

 

Une attaque à la mine fait plusieurs victimes

 

La situation sécuritaire demeure préoccupante. Dans la région de Kita, un autocar a récemment explosé après avoir roulé sur une mine entre Kassaro et Soribougou. Selon plusieurs sources locales, l’attaque a coûté la vie à cinq personnes et fait une trentaine de blessés, dont une dizaine dans un état grave.

Ces événements illustrent la persistance des tensions sécuritaires au Mali, où les affrontements entre les Forces armées maliennes, les groupes rebelles et les organisations jihadistes continuent d’affecter plusieurs régions du pays, malgré les opérations militaires intensifiées menées ces dernières semaines.