| Le Comité des disparitions forcées des Nations unies appelle les autorités maliennes de transition à prendre des mesures immédiates pour retrouver l'ancien ministre Mountaga Tall et son fils, portés disparus depuis leur enlèvement présumé par la Sécurité d'État. |
Près de deux mois et demi après la disparition de Maître Mountaga Tall, le Comité des disparitions forcées des Nations unies hausse le ton. Dans une lettre adressée aux autorités maliennes de transition, l'organe onusien demande des mesures immédiates pour retrouver, localiser et protéger l'ancien ministre ainsi que son fils, Cheick Mamadou Tall .
Une procédure d'urgence engagée par l'ONU
Selon un document consulté par RFI, le Comité des disparitions forcées a transmis, le 10 juillet, une demande d'action urgente à la mission permanente du Mali auprès de l'Office des Nations unies à Genève. Cette démarche fait suite à une requête introduite le 7 juillet par les avocats de la famille Tall.
Dans cette correspondance, le comité demande aux autorités maliennes de préciser si les deux hommes sont détenus dans un lieu placé sous l'autorité de l'État.
L'ONU réclame des explications
L'instance onusienne exige que les autorités communiquent le lieu de détention de Mountaga Tall et de son fils, les charges éventuellement retenues contre eux ainsi que les fondements juridiques de leur privation de liberté.
Le comité demande également que les deux hommes puissent recevoir la visite de leurs proches et de leurs avocats. Il insiste en outre sur la nécessité de garantir à Mountaga Tall l'accès aux médicaments et aux soins médicaux qu'exige son état de santé.
Une affaire qui suscite de vives inquiétudes
L'ancien ministre et défenseur de la démocratie aurait été enlevé il y a près de deux mois et demi, avant que son fils ne disparaisse à son tour deux semaines plus tard.
Avec cette intervention, le Comité des disparitions forcées des Nations unies accentue la pression sur les autorités maliennes afin qu'elles apportent des réponses sur le sort des deux hommes et respectent leurs obligations en matière de protection des droits humains.
TALLEB DE LA