Les autorités maliennes ont annoncé, jeudi, une importante récompense financière pour toute information permettant l’arrestation ou la neutralisation d’Iyad Ag Ghaly, chef du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), principale organisation affiliée à Al-Qaïda opérant dans la région du Sahel.

L’annonce a été faite par le ministère malien de la Sécurité à travers un communiqué diffusé sur la télévision nationale. Les autorités offrent une prime de deux milliards de francs CFA, soit environ 3,5 millions de dollars, à toute personne fournissant des renseignements conduisant à la capture ou à la neutralisation du chef djihadiste.

Une récompense supplémentaire d’environ 2,5 millions de dollars a également été promise pour toute information concernant Amadou Kouffa, l’un des principaux lieutenants d’Iyad Ag Ghaly et figure influente du mouvement armé.

 

Les autorités maliennes ont par ailleurs annoncé des primes visant d’autres responsables armés, notamment certains chefs rebelles touaregs recherchés par les services de sécurité.

 

Ancien diplomate et ex-rebelle touareg, Iyad Ag Ghaly dirige le JNIM depuis sa création en 2017. Le groupe est considéré comme l’une des organisations djihadistes les plus actives et les plus puissantes du Sahel. Il est accusé d’avoir mené de nombreuses attaques contre les forces de sécurité et les institutions étatiques dans plusieurs pays de la région.

 

Le chef djihadiste fait également l’objet de poursuites internationales et figure parmi les hommes les plus recherchés du Sahel. Son organisation est engagée dans des affrontements réguliers avec les armées de plusieurs pays dirigés par des régimes militaires.

 

Depuis plus d’une décennie, le Mali est confronté à une insécurité persistante alimentée par les groupes affiliés à Al-Qaïda et à l’organisation État islamique, ainsi que par divers réseaux criminels opérant dans plusieurs régions du pays.

 

Arrivées au pouvoir à la suite du coup d’État de 2020, les autorités de transition ont fait de la lutte contre le terrorisme l’une de leurs priorités, multipliant les opérations militaires contre les groupes armés.

 

En mettant à prix la tête d’Iyad Ag Ghaly, Bamako envoie un signal fort dans sa stratégie sécuritaire. Reste à savoir si cette mesure permettra d’obtenir des renseignements décisifs dans la traque de l’un des chefs djihadistes les plus influents et les plus recherchés du continent africain.

 

Cissé Moussa