Un an après les manifestations du mouvement GenZ 212, une trentaine de mères ont manifesté samedi devant le Parlement à Rabat pour réclamer la libération de leurs fils, dont certains étaient mineurs au moment des faits.

 

Une trentaine de mères marocaines se sont rassemblées samedi devant le Parlement à Rabat pour demander la libération de jeunes toujours incarcérés après les violences survenues en marge des manifestations de GenZ 212, organisées un an plus tôt.

 

« Nous voulons que tous les enfants soient libres », a témoigné Ilham Negro, mère d’une détenue, dénonçant une année d’études perdue par les jeunes emprisonnés.

 

Des manifestations pour réclamer des réformes

 

Né sur les réseaux sociaux à l’automne dernier, le collectif GenZ 212 avait organisé des rassemblements pour réclamer des réformes dans les secteurs de la santé et de l’éducation, ainsi que la fin de la corruption.

 

Les manifestations, organisées presque quotidiennement pendant deux semaines, étaient restées largement pacifiques. Deux soirées avaient toutefois été marquées par des actes de vandalisme et des affrontements ayant fait trois morts près d’Agadir, dans le sud du Maroc.

 

Près de 750 jeunes toujours détenus

 

Un an après les événements, les familles continuent de réclamer la libération des personnes incarcérées.

 

Hakim Sikouk, coordinateur national du comité de soutien aux détenus du mouvement, affirme que près de 750 jeunes sont toujours en détention. Le comité dit également avoir relevé des irrégularités dans certaines procédures judiciaires, notamment concernant des mineurs et des jeunes qui n’ont pas encore été jugés.

 

En octobre dernier, le parquet avait annoncé que plus de 2 400 personnes, dont environ 1 400 placées en détention, étaient poursuivies pour des faits de violence liés au mouvement.

 

Des centaines de condamnations déjà prononcées

 

Depuis le début des procédures, les tribunaux marocains ont prononcé des peines de prison, fermes ou avec sursis, contre des centaines de personnes. Parmi elles figurent également des dizaines de mineurs.

 

Pour les familles mobilisées à Rabat, l’objectif reste désormais d’obtenir la libération des jeunes encore détenus et de mettre fin à une situation qu’elles considèrent comme particulièrement éprouvante après une année passée derrière les barreaux.

 

P V