La diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant un enfant mineur contraint de consommer de l’alcool à Er-Rich a suscité une vive émotion au Maroc et relancé les débats autour de la protection de l’enfance. Face à cette affaire, l’association de défense des droits des enfants « Touche pas à mon enfant » a annoncé suivre le dossier avec attention et réclame des mesures fermes à l’encontre des personnes impliquées.

Dans un communiqué, l’organisation indique avoir pris connaissance de cette séquence devenue virale, dans laquelle un mineur apparaît en train d’être forcé à boire une boisson alcoolisée. Selon les informations relayées par l’association, la personne soupçonnée d’être à l’origine de ces actes serait le frère de l’enfant.

L’ONG précise également que le mis en cause devrait être présenté devant le parquet le 15 juin prochain.

L’association réclame des sanctions exemplaires

« Touche pas à mon enfant » affirme suivre l’évolution de cette affaire à toutes les étapes de la procédure judiciaire. Elle appelle les autorités compétentes à appliquer les dispositions légales prévues dans ce type de dossier, tout en tenant compte des circonstances aggravantes qui pourraient être retenues contre l’auteur présumé.

Pour l’organisation, il est essentiel que ce dossier contribue à renforcer le principe de non-impunité concernant les violences et atteintes commises à l’encontre des enfants.

L’association a également salué la réaction rapide des autorités judiciaires et sécuritaires, estimant que leur intervention démontre l’engagement des institutions marocaines dans la lutte contre toutes les formes d’exploitation, de maltraitance et de mise en danger des mineurs.

Un accompagnement demandé pour la victime

Au-delà de l’aspect judiciaire, l’ONG insiste sur la nécessité d’une prise en charge globale de l’enfant concerné. Elle appelle les services compétents à mettre en place un accompagnement psychologique, médical et social afin d’aider la victime à surmonter les conséquences de cette expérience traumatisante.

Selon l’association, une telle assistance est indispensable pour préserver la dignité de l’enfant et favoriser sa reconstruction.

Une problématique qui dépasse ce seul cas

Cette affaire intervient quelques semaines après la diffusion d’une autre vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux. Celle-ci montrait un enfant contraint de consommer une substance suspectée d’être de l’alcool dans la région de Fdalate.


Au-delà de ces affaires qui ont choqué l’opinion publique, de nombreuses voix s’interrogent désormais sur l’efficacité des mécanismes de protection de l’enfance et sur les moyens à renforcer pour prévenir les situations de maltraitance et garantir la sécurité des mineurs.

 

POUZE PATRICK