Le Mozambique figure parmi les pays d’Afrique australe les plus exposés aux conséquences du phénomène El Niño, avec des risques de sécheresse, de cyclones et d’inondations dans les prochains mois.
Les Nations unies tirent la sonnette d’alarme face à l’arrivée d’un épisode El Niño particulièrement intense. Le Mozambique figure, aux côtés du Malawi et de Madagascar, parmi les trois pays d’Afrique australe les plus préoccupants.
Selon le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), l’épisode en cours a plus de 90 % de chances d’atteindre une très forte intensité d’ici mars 2027.
À l’issue d’une visite de onze jours au Mozambique, Elisa Morgera, rapporteure spéciale de l’ONU sur les changements climatiques, a souligné la vulnérabilité du pays. « Dans les prochains mois, dans le contexte du phénomène El Niño exceptionnellement intense de 2026, des sécheresses prolongées, des cyclones et des inondations sont prévus », a-t-elle déclaré.
L’experte a également appelé les entreprises privées, notamment les multinationales, à respecter leurs obligations en matière de droits humains et d’environnement, en particulier dans le secteur des énergies fossiles.
Le Mozambique, qui a historiquement peu contribué aux émissions mondiales de gaz à effet de serre, reste fortement exposé aux conséquences du changement climatique. Les autorités et les organisations humanitaires se préparent désormais à faire face aux perturbations météorologiques attendues dans les prochains mois.
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