| Après un nouveau drame au large des côtes mauritaniennes, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés appelle à développer des alternatives aux traversées clandestines vers les îles Canaries. |
L'Organisation des Nations unies (ONU) a exprimé sa profonde inquiétude après un naufrage survenu la semaine dernière au large de la Mauritanie. Selon le porte-parole du secrétaire général de l'ONU, Stéphane Dujarric, 144 personnes sont décédées ou portées disparues dans cet accident maritime, tandis que 387 autres ont pu être secourues.
Une nouvelle tragédie sur la route des Canaries
Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), les autorités mauritaniennes et leurs partenaires humanitaires ont participé aux trois opérations de sauvetage et de débarquement organisées après le drame.
Malgré ces interventions, l'agence onusienne se dit profondément attristée par l'ampleur des pertes humaines enregistrées lors de cette traversée.
L'une des routes migratoires les plus meurtrières
Pour Stéphane Dujarric, cette tragédie rappelle une nouvelle fois la dangerosité de la route maritime reliant l'Afrique de l'Ouest aux îles Canaries.
Selon lui, ce corridor migratoire demeure l'un des plus meurtriers au monde, les réfugiés et les migrants qui tentent de rejoindre l'Europe étant exposés à des risques particulièrement élevés.
L'ONU plaide pour des alternatives
Face à la répétition de ces drames, les Nations unies appellent à renforcer les efforts internationaux afin d'offrir des alternatives aux traversées maritimes clandestines.
L'organisation estime qu'un accès plus rapide aux voies de migration légales, ainsi que le développement des opportunités d'emploi et d'éducation, constituent des solutions essentielles pour réduire les risques encourus par les candidats à l'exil et prévenir de nouvelles pertes en vies humaines.