Une violente crue survenue dans la région frontalière entre le Népal et le Tibet chinois a fait au moins 168 morts et laissé plus de 1 300 personnes portées disparues. Touristes, infrastructures routières et installations hydroélectriques ont été durement touchés.
Une crue transfrontalière d’une rare violence a frappé la région himalayenne située entre le Népal et le Tibet chinois, faisant au moins 168 morts et plus de 1 300 disparus, selon les bilans disponibles jeudi 27 août au matin.
Au Népal, les autorités faisaient état de 165 morts et 823 personnes portées disparues. Du côté chinois, à Gyirong, trois décès ont été recensés tandis que 558 personnes restaient introuvables.
Des centaines de touristes parmi les disparus
La catastrophe a particulièrement touché une zone de l’Himalaya très fréquentée par les touristes. Au Népal, au moins 579 touristes nationaux et étrangers figuraient parmi les personnes non localisées, selon l’AFP.
À Gyirong, les autorités chinoises ont indiqué que 260 étrangers se trouvaient parmi les centaines de personnes portées disparues.
Les dégâts matériels sont également importants. Le poste-frontière de Gyirong, plusieurs axes routiers ainsi que des installations hydroélectriques ont été affectés des deux côtés de la frontière. La zone sinistrée est notamment reliée à la vallée de la Trishuli et au passage frontalier de Rasuwagadhi.
Une crue glaciaire évoquée comme possible origine
Selon une première évaluation des autorités népalaises chargées de la gestion des catastrophes, relayée par ThePrint le 27 août, la crue pourrait avoir été provoquée par un glissement de neige et de roches, suivi d’une crue glaciaire dans la rivière Lhende, près de Rasuwagadhi.
Cette hypothèse restait toutefois à confirmer, les autorités n’ayant pas encore établi de manière définitive les causes exactes de la catastrophe.
Les recherches se poursuivent
Face à l’ampleur du sinistre, la police népalaise a renforcé son dispositif de secours et de recherche dans les zones touchées. Des équipes chargées des recherches et de l’appui médico-légal ont notamment été mobilisées.
Une équipe médicale composée de 22 personnes a également été dépêchée sur place pour soutenir les opérations.
Les secours sont eux-mêmes affectés par la catastrophe. Selon la police népalaise, 28 policiers restaient sans contact au cours des opérations.
Alors que les recherches se poursuivent des deux côtés de la frontière, le nombre élevé de personnes toujours portées disparues fait craindre une nouvelle aggravation du bilan humain.