Une nouvelle tragédie migratoire a endeuillé le Niger. Quarante-neuf migrants nigériens ont trouvé la mort dans le désert du Sahara après que le camion qui les transportait est tombé en panne dans une zone isolée située près des frontières du Niger, du Mali et de l’Algérie.
Dans un communiqué publié jeudi sur sa page Facebook, le Gouvernorat de la région d’Agadez a annoncé qu’« une tragédie humaine faisant 49 personnes décédées » s’est produite à plus de 80 kilomètres à l’ouest d’Assamaka, dans la zone du triangle frontalier Niger-Mali-Algérie.
Selon les autorités régionales, les victimes voyageaient à bord d’un camion transportant une centaine de ressortissants nigériens revenant du Mali pour rejoindre leurs familles à l’occasion des festivités.
Le communiqué précise qu’une mission officielle a été dépêchée sur les lieux afin de faire la lumière sur les circonstances du drame. D’après les premiers témoignages recueillis, le véhicule, parti de la localité malienne de Telhandek, à environ 300 kilomètres de la frontière nigérienne, se serait égaré avant de tomber en panne après plusieurs jours passés dans l’immensité désertique.
Privés de moyens de transport et confrontés à des conditions climatiques extrêmes, les voyageurs se sont retrouvés bloqués dans un environnement particulièrement hostile, marqué par des températures élevées et l’absence de points d’approvisionnement en eau et en nourriture, compromettant ainsi leurs chances de survie.
Avec une superficie estimée à 8,6 millions de kilomètres carrés, le Sahara est considéré comme le plus vaste désert chaud du monde. Chaque année, il constitue également l’un des passages les plus dangereux pour les migrants qui tentent de rejoindre les pays du Maghreb ou l’Europe.
Selon le collectif de défense des migrants Alarme Phone Sahara, au moins 35 personnes ont déjà perdu la vie dans le désert saharien au cours de l’année 2025, illustrant une fois de plus les risques extrêmes auxquels sont confrontés les candidats à la migration dans cette région.
TALLEB DE LA