Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé jeudi avoir conclu un accord préliminaire avec le Niger pour un financement d’environ 203 millions de dollars sur trois ans. Ce programme vise à consolider la stabilité macroéconomique du pays et à accompagner sa stratégie de développement pour la période 2025-2029.
Le Niger et le Fonds monétaire international (FMI) ont franchi une nouvelle étape dans leur coopération économique. Selon une annonce publiée jeudi 8 octobre, l’institution financière internationale est parvenue à un accord préliminaire avec les autorités nigériennes, qui pourrait permettre au pays de bénéficier d’environ 203 millions de dollars sur trois ans pour soutenir ses réformes économiques.
Cet accord porte sur une nouvelle Facilité de crédit étendue (FCE) d’une durée de 38 mois. Conclu à l’issue de discussions tenues à Niamey, il reste soumis à l’approbation du Conseil d’administration du FMI avant sa mise en œuvre.
Cette coopération se poursuit alors que la junte militaire au pouvoir à Niamey a réorienté ses partenariats internationaux, en privilégiant notamment la Russie et en mettant en avant l’autonomie économique du pays. Malgré cette évolution diplomatique, les autorités nigériennes continuent de collaborer avec le FMI, dont les programmes mettent notamment l’accent sur la discipline budgétaire et l’ouverture des marchés.
Un programme pour consolider la stabilité économique
Pour le FMI, le programme actuellement soutenu par la Facilité de crédit étendue a contribué à préserver la stabilité macroéconomique du Niger, malgré des chocs économiques exceptionnels.
La nouvelle enveloppe financière doit permettre de consolider les acquis des réformes engagées et d’accompagner les priorités économiques du gouvernement.
« Le nouveau programme soutenu par la FAC consolidera la stabilité macroéconomique et les acquis en matière de réformes, et soutiendra la mise en œuvre de l’ambitieuse stratégie de développement du gouvernement pour la période 2025-2029 », a déclaré Julia Bersch, cheffe de la délégation du FMI, dans un communiqué.
Ce financement potentiel s’inscrit ainsi dans les efforts visant à renforcer les équilibres économiques du pays et à soutenir la mise en œuvre de son programme de développement.
Une croissance attendue à 7 % en 2026
Les perspectives économiques présentées par le FMI restent favorables à court terme. L’institution prévoit une croissance de 7 % pour l’économie nigérienne en 2026, avec un rythme presque équivalent attendu en 2027.
Cette progression devrait notamment être portée par les performances du secteur agricole et l’augmentation des exportations pétrolières, deux moteurs importants de l’activité économique du pays.
Toutefois, le FMI souligne que plusieurs risques pourraient affecter ces perspectives. Les défis sécuritaires figurent parmi les principales préoccupations, dans un contexte marqué par la fréquence des attaques djihadistes. Les chocs climatiques constituent également une menace pour l’économie nigérienne, notamment en raison de leurs conséquences potentielles sur les activités agricoles.
L’approbation du Conseil d’administration du FMI constituera la prochaine étape pour concrétiser cet accord préliminaire. Son aboutissement permettrait au Niger de disposer d’un appui financier supplémentaire pour accompagner ses réformes, dans un environnement où les enjeux de sécurité, les aléas climatiques et la dépendance aux performances de certains secteurs continuent de peser sur les perspectives économiques.