Les autorités nigériennes accusent la France d’avoir poussé des soldats à la mutinerie après les attaques menées la semaine dernière contre l’aéroport et le palais présidentiel à Niamey. Paris rejette catégoriquement ces accusations, qualifiées de « pures fantaisies » par le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot.
Les tensions entre le Niger et la France connaissent un nouvel épisode. Vendredi, les autorités nigériennes ont accusé Paris d’avoir encouragé des soldats nigériens à se mutiner, après les attaques perpétrées la semaine dernière contre l’aéroport et le palais présidentiel à Niamey.
Selon les autorités nigériennes, la France serait le fer de lance d’un vaste réseau de complices impliqués dans cette opération.
Paris rejette les accusations de Niamey
La France a catégoriquement démenti les accusations formulées par les autorités nigériennes. Samedi, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, les a qualifiées de « pures fantaisies ».
Le chef de la diplomatie française a assuré que Paris n’avait jamais eu l’intention de fomenter une telle mutinerie et qu’aucun moyen n’avait été mobilisé par la France dans ce but.
Niamey menace de saisir la justice internationale
De leur côté, les autorités nigériennes, qui disent avoir survécu à cette mutinerie, menacent désormais de porter l’affaire devant la justice internationale.
Cette nouvelle confrontation intervient dans un contexte de fortes tensions entre Niamey et Paris. Depuis la chute du président Mohamed Bazoum en juillet 2023, les autorités nigériennes ont accusé à plusieurs reprises la France de tentatives de déstabilisation.
Les nouvelles accusations autour de la mutinerie viennent ainsi accentuer un climat diplomatique déjà profondément dégradé entre les deux pays.