| Washington a retiré le Nigeria de son avis de sécurité portuaire, mettant fin aux contrôles additionnels imposés depuis 2014 aux navires ayant fait escale dans certains ports du pays. La décision devrait réduire les coûts de conformité et accélérer les rotations maritimes entre les deux pays. |
Un dispositif américain vieux de plus d’une décennie prend fin. Depuis le 19 août 2026, les navires ayant fait escale dans des ports nigérians concernés ne sont plus soumis aux mesures de sécurité supplémentaires appliquées à leur arrivée aux États-Unis. Les garde-côtes américains ont officiellement retiré le Nigeria de leur avis de sécurité portuaire, mettant ainsi fin au régime dit « Condition of Entry ».
Ce dispositif imposait aux navires ayant fréquenté certains ports nigérians au cours de leurs cinq précédentes escales de se soumettre à des contrôles supplémentaires à leur arrivée sur le territoire américain.
Washington salue les progrès du Nigeria
Dans une lettre datée du 26 août et rendue publique cette semaine, le département d’État américain a salué les progrès réalisés par le Nigeria dans le domaine de la sûreté portuaire.
Pour Washington, la levée de ces exigences supplémentaires devrait permettre de réduire les charges liées aux mesures de sécurité, de raccourcir les temps de rotation des navires et d’améliorer la fiabilité des calendriers des compagnies maritimes.
La décision américaine intervient après plusieurs années de restrictions et d’évaluations du dispositif de sûreté maritime nigérian.
Une restriction instaurée en 2014
Le régime « Condition of Entry » avait été mis en place le 25 juin 2014. Les autorités américaines estimaient alors que les mesures antiterroristes appliquées dans certaines installations portuaires nigérianes étaient insuffisantes.
Depuis, les garde-côtes américains ont procédé à quatre évaluations du dispositif de sûreté maritime du Nigeria, entre mars 2024 et avril 2026.
Selon le ministère nigérian de la Marine et de l’Économie bleue, ces évaluations ont permis de constater des progrès dans la mise en œuvre du Code international pour la sûreté des navires et des installations portuaires.
Des coûts et des délais supplémentaires
Pour Abuja, les exigences américaines avaient entraîné des inspections et des formalités supplémentaires pour les navires concernés. Elles avaient également provoqué des retards à l’entrée dans les ports américains.
Le dispositif avait, par conséquent, contribué à augmenter les coûts liés à la sécurité, au fret et à l’assurance, selon les autorités nigérianes.
La levée de ces mesures devrait donc alléger les contraintes imposées aux compagnies maritimes desservant les deux pays et faciliter leurs opérations.
Les risques maritimes restent présents
La décision de Washington ne signifie toutefois pas la disparition des risques liés à la sécurité maritime dans le golfe de Guinée.
Elle met principalement un terme aux obligations de sécurité additionnelles qui s’appliquaient aux navires arrivant aux États-Unis après avoir fait escale dans les ports nigérians concernés.
Après douze années de restrictions, cette évolution marque ainsi une nouvelle étape dans les relations maritimes entre le Nigeria et les États-Unis.
TALLEB DE LA