| Les arrivages d’essence en provenance de l’étranger sont tombés à 14,6 millions de litres par jour, tandis que l’approvisionnement local a progressé de 39 %. La consommation mesurée a toutefois reculé de 14 % sur la même période. |
Les importations quotidiennes d’essence du Nigeria ont fortement diminué en août 2026. Elles se sont établies à 14,6 millions de litres par jour, contre 19,7 millions en juillet, soit une baisse de 26 %, selon le bulletin mensuel publié jeudi 24 septembre par la Nigerian Midstream and Downstream Petroleum Regulatory Authority (NMDPRA).
L’offre locale progresse
Cette baisse des importations intervient alors que les volumes d’essence d’origine locale ont enregistré une nette progression. Ils sont passés de 25,8 à 35,9 millions de litres par jour, soit une hausse de 39 %.
En prenant en compte l’ensemble des sources d’approvisionnement, les arrivages ont ainsi augmenté de 11 % en août, pour atteindre 50,5 millions de litres quotidiennement.
Une consommation également en recul
Le recul des importations ne signifie toutefois pas que la production locale a entièrement pris le relais. Les volumes sortis par camion, indicateur utilisé par le régulateur pour mesurer la consommation, ont diminué de 14 %, à 41,5 millions de litres par jour en août.
Dans le même temps, la couverture des stocks n’a que légèrement progressé, passant de 22,4 à 22,9 jours entre juillet et août.
Ces données invitent donc à nuancer l’évolution de l’approvisionnement du marché nigérian. La progression des volumes locaux s’accompagne d’une baisse de la consommation mesurée, tandis que la couverture des stocks reste relativement stable.
Dangote principal fournisseur local
La raffinerie Dangote a fourni à elle seule 35,87 millions de litres d’essence par jour au marché intérieur en août, selon la NMDPRA.
À l’inverse, les trois raffineries publiques de Port Harcourt, Warri et Kaduna n’ont enregistré aucune production durant la période.
La baisse des importations et la progression de l’offre locale témoignent ainsi d’une évolution de la structure d’approvisionnement du marché nigérian, sans toutefois permettre, à elles seules, de conclure à une autosuffisance durable.
TALLEB DE LA